MÉDIAS

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8 février 2017

La région Ile-de-France coupe les vivres à l’Ariam

Confrontée à une baisse drastique de la subvention de son principal financeur, l’Ariam Ile-de-France va devoir cesser ses activités.

« Aujourd’hui l’exécutif régional a décidé, d’un trait de plume, qu’il n’y aura plus d’Ariam en Ile-de-France… » Le communiqué des salariés, publié le 16 janvier, est sans appel : la structure fermera fin 2017. « C’est un choc, répète Bernadette Grégoire, sa présidente. Tout le monde a été surpris. Même l’Etat, un partenaire historique avec sa direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, n’a pas été prévenu. » La réduction brutale de la subvention de la région – qui passe de 1 135 000 euros en 2015 à 750 000 euros en 2017 – avait été évoquée lors d’une réunion le 3 janvier, mais rien n’avait été décidé. Deux jours plus tard, l’Ariam recevait un courrier de confirmation. « Le nouvel exécutif régional est, par principe, opposé aux organismes associés, accusés de coûter trop cher, explique Bernadette Grégoire. Les dotations de l’Etat aux régions baissent, l’argument principal est donc celui de l’économie. »

Lire l’article sur le site 

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De la politique musicale en Île-de-France

16 février 2017

Émission Le Petit Salon – Lucille Commeaux

Valérie Pécresse aime-t-elle la musique ?

 

A en croire quelques récentes initiatives de la région île de France la réponse est assez nettement: non. A la mi-décembre, on apprenait que le Festival d’Ile-de-France allait disparaître, conséquence directe d’une baisse monumentale des dotations de la région de 1 569 000 euros à 500 000 euros, soit une chute de 68 %. Le festival d’Ile-de-France a donc vécu sa dernière édition à l’automne dernier, après quarante ans de bons et loyaux services. Un festival qui proposait des concerts de toutes les musiques, du classique à l’électro en passant par les musiques du monde, dans des dizaines de lieux de toute la région, y compris dans des villes et des quartiers d’île-de-France peu dotés en événements culturels. Avec succès, le festival affichait depuis dix ans un taux de remplissage de 87%. Pour justifier cette décision le Conseil régional avance plusieurs arguments, d’abord une question juridique, la région entrant à près de 80% dans le budget du festival, il y avait un risque de gestion de fait, c’est-à-dire de maniement illégal par une collectivité publique d’une association de droit privé, un risque que la région avait elle-même aggravé en plaçant à la direction du festival un élu alors qu’il était auparavant dirigé par un civil. Autre problème selon elle, des frais de fonctionnement trop élevés, la Région et les syndicats ne sont d’ailleurs pas d’accord sur les chiffres. La journal Le Monde daté du 14 décembre dernier avançait lui une autre raison possible, l’affiche du dernier festival, représentant un homme en tutu rose, aurait fortement déplu à certains élus de droite proches de Valérie Pécresse. Contactée par le même journal Le Monde, le Conseil municipal fait savoir que l’argent confisqué au festival d’Ile-de-France sera redistribué je cite “en direction des acteurs culturels, dans les bases de loisirs, dans un festival de cinéma en plein air, et en organisant dès août 2017 le festival d’Avignon en Île-de-France”. Pas de musique donc. Assez révélateur, je regardais sur France 3 une interview de Valérie Pécresse qui s’exprimait sur le festival, c’était à l’ordre de l’entretien, et on glissait de manière assez surprenante de la question du soutien aux associations culturelles, à celle du soutien à l’agriculture biologique en Ile-de-France…

Peut-être aurait-elle pu annoncer à cette occasion le coup porté à une autre association musicale de la région qui fêtait aussi ses quarante ans, l’Ariam, Association Régionale d’Information et d’Actions Musicales dont la suppression a été actée un mois après, après une procédure exactement identique: la région annonce sans préavis la suppression d’une grosse partie de sa dotation, l’Ariam dont la région est le principal financeur, acte l’impossibilité de continuer dans ces conditions, elle se dissout. L’Ariam c’est un lieu de formation des professeurs de musique, mais aussi un parc instrumental important où les ensembles louaient des instruments à prix très bas. Les suppressions se font donc tous azimuts dans le domaine musical, touchent à la fois des événements populaires, des lieux de formation classique. Que révèle selon vous ces deux événements de la place de la musique dans la politique culturelle actuellement ?

 

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LE MONDE | 26.01.2017 à 18h16

L’Ariam, cible de la politique culturelle de Valérie Pécresse

L’association, qui fait rayonner la formation musicale dans les conservatoires et MJC d’Ile-de-France, est condamnée à disparaître.

« J’appelle Mme Agnès Evren pour le budget culture. » La vice-présidente de la région Ile-de-France chargée de la culture prend place devant le micro. Il est bientôt midi, mercredi 25 janvier, et l’on peut suivre en direct, sur l’écran de l’ordinateur, le vote du budget culture de la région. Ambiance tendue : où va la politique culturelle, dans la région présidée par Valérie Pécresse (Les Républicains) depuis décembre 2015 ? Certes, l’élue de droite a l’ambition d’augmenter le budget de la culture « de 20 % sur la mandature », d’élargir l’offre culturelle dans la grande couronne, et de développer l’éducation artistique dans les lycées. Mais, dans l’hémicycle, les élus Corinne Rufet (EELV), Clémentine Autain (Front de gauche), Benoît Marquaille (PS) et Jean-Luc Romero (du groupe Radical, citoyen, démocrate, écologiste) dénoncent un double langage : non seulement le budget de la culture, annoncé « en hausse cumulée de 12 % » depuis la fin de 2015, serait « en réalité en baisse » ; de plus, la région s’apprête à condamner un nouvel établissement culturel en diminuant drastiquement sa dotation.

Après le Festival d’Ile-de-France, créé en 1977 (Le Monde du 14 décembre 2016), c’est en effet au tour de l’Ariam, l’Association régionale d’information et d’actions musicales, d’être en voie de dissolution. Depuis 1975, l’Ariam fait rayonner la formation musicale dans les conservatoires et MJC d’Ile-de-France, en organisant des formations pour les enseignants artistes, du prêt d’instruments, du conseil artistique, et des rencontres avec les acteurs culturels, en vue de partager les expériences qui réussissent. Un travail de fourmi, en somme. « C’est l’humble, la discrète et l’indispensable Ariam », résumait merdredi matin, avant le vote, l’écologiste Corinne Rufet. Ces dernières années, l’association était financée pour 50 % par la région, 20 % par l’Etat, 5 % par le département, auxquels s’ajoutent 25 % de ressources propres (cycles de formation, etc.). En 2017, l’enveloppe de la région a diminué, et consigne a été donnée à l’équipe de ne pas préparer la prochaine édition.

« Faux arguments »

L’annonce a été brutale, raconte Denis Cuniot, directeur adjoint de l’Ariam, pianiste et ancien directeur de conservatoire : « Le 5 janvier, Agnès Evren nous a annoncé notre future disparition. L’enveloppe qui est créditée cette année servira à payer les départs de l’équipe. Même l’Etat, un partenaire historique avec sa direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France, n’a pas été prévenu », soupire Denis Cuniot. Sur leur blog, des salariés de l’Ariam répondent point par point aux « faux arguments » de la région…

Pour un conservatoire qui travaille quasi quotidiennement avec l’Ariam, la nouvelle a été un choc. Marie Delbecq, qui dirige depuis vingt-trois ans le conservatoire de Bondy, dans la Seine-Saint-Denis, avec ses trente-quatre professeurs, ne comprend pas : « Les bras nous en sont tombés », dit-elle. « En plus de ses missions, l’Ariam est un formidable outil pour ouvrir les conservatoires à des esthétiques nouvelles, et toucher des publics qui n’ont pas de culture musicale », explique-t-elle au téléphone . « Par exemple, l’Ariam propose des formations sur le thème : comment ouvrir un département de musiques actuelles ? Elle nous met en contact avec des acteurs dans les quartiers, a beaucoup œuvré pour expérimenter des pratiques alternatives d’apprentissage du solfège. Que va-t-il se passer demain, est-ce que tout ce travail collectif va être tronçonné, chacun retournant dans son coin ? », s’inquiète Marie Delbecq.

Surtout, la directrice du conservatoire de Bondy s’interroge sur les réelles motivations de la région : « S’il s’agissait d’une simple logique financière, Valérie Pécresse aurait pu remettre à plat les financements, sans rayer de la carte l’Ariam. La région a donc peut-être une autre idée en tête. S’agit-il de modifier la politique sur le fond, de remettre en cause certaines pratiques pédagogiques, progressistes, qui s’adressent à un public non initié, et dont certains ne veulent pas entendre parler ? » Sur certains blogs, on peut lire des critiques sur la dérive « gauchiste » de l’Ariam…

Dans une lettre adressée le 20 janvier à Valérie Pécresse, l’association Conservatoires de France, qui rassemble plus de deux cents établissements artistiques à travers le territoire, exprime sa « sidération », demande « instamment » à la présidente de la région de revenir sur sa décision, et de s’assurer « que les emplois de ses personnels soient garantis » soit vingt personnes représentant dix-sept équivalents temps-plein. L’Ariam a engrangé de multiples soutiens, celui de la scène jazz, de Futurs composés, réseau national de la création musicale, de France Festivals, de la Fédération des usagers du spectacle enseigné, etc.

La vice-présidente chargée de la culture « assume » : tout comme le Festival d’Ile-de-France, l’Ariam a des frais de fonctionnement trop élevés (frais de fonctionnement du lieu, salaires…), dit Agnès Evren. « Valérie Pécresse avait promis durant sa campagne de diminuer les dépenses de fonctionnement des structures, et de reprendre en direct certaines de leurs activités. C’est le cas de l’Ariam. Nous pourrions reprendre le parc intrumental, ajoute-t-elle. On va voir aussi si on peut garder en interne des salariés. »

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Mardi 17 janvier 2017

Émission Culture éco – par Antoine Pecqueur

La suppression de l’Ariam Ile-de-France

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Écouter l’émission

 

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Publié le mardi 17 janvier 2017 à 15h34
Par Sofia Anastasio

Baisse de subvention de la région Île-de-France : l’Ariam menacée de disparaître

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Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, lors de la conférence de presse de présentation du budget de la Région pour 2017 , © Maxppp / Christophe Morin

Après le Festival d’Île-de-France, l’Ariam (Association régionale d’information et d’actions musicales) subit à son tour une forte baisse de sa subvention allouée par la région Ile-de-France. Selon ses salariés, la structure va définitivement disparaître…

Dans un communiqué publié lundi 16 janvier 2017, les salariés de l’AriamÎle-de-France, l’association régionale d’information et d’actions musicales, annoncent la suppression définitive de la structure et de ses activités. La subvention allouée à l’organisme par la région Ile-de-France, qui est son principal financeur, a été largement diminuée, passant de 1 135 000 euros en 2015 à 750 000 euros en 2017.

L’objectif de cette manœuvre est claire, explique Antoine Pecqueur dans sa chronique Culture éco : provoquer la disparition de la structure. « Ni l’Ariam, ni nos autres partenaires institutionnels, en particulier la DRAC Île-de-France, n’ont été informés des menaces de liquidation qui pesaient sur notre structure. Cette annonce stupéfiante donne un coup d’arrêt brutal à un projet fort de 41 ans d’évolution et de réussites dans le domaine de l’enseignement, de l’éducation et des pratiques artistiques et culturelles, » indiquent les salariés dans leur communiqué. Ils ajoutent que cette décision leur a été « confirmée oralement » par Agnès Evren, vice-présidente chargée de l’Education et de la Culture au Conseil régional d’Île-de-France. L’impact social de cette décision est « loin d’être négligeable », rappelle la directrice de l’Ariam, Bernadette Grégoire, qui déclare que, « le plan de licenciement toucherait l’ensemble des salariés c’est-à-dire 20 personnes. »

Dans sa chronique, Antoine Pecqueur rappelle le rôle de l’Ariam, « lieu de formation à destination notamment des professeurs de conservatoire, avec une soixantaine de formations proposées, allant de l’improvisation à la direction d’établissement d’enseignement artistique ». L’ Ariam c’est aussi un parc instrumental important, « bien connu des ensembles qui y louaient des instruments à des prix très bas ».

Lionel Sow, chef de Chœur de l’Orchestre de Paris a beaucoup bénéficié des différentes activités proposées par l’Ariam. « C’est à l’Ariam que j’ai bénéficié de mes premiers cours de chant à partir de l’âge de 10 ans, mais c’est aussi là-bas que j’ai pu rencontrer des professionnels qui m’ont accompagné et conseillé lorsque j’ai dirigé mon premier chœur, » témoigne-t-il. Le chef se dit aujourd’hui stupéfait par cette annonce, « une décision brutale, inattendue, qui semble avoir été faite sans concertation. » Il y a mois, Lionel Sow participait encore à une table ronde sur la pratique du chant en conservatoire avec l’Ariam. « C’est un réel lieu d’échange et de partage, » explique-t-il avant d’ajouter, « je n’aurais pas pu faire mon métier sans certaines rencontres, et certaines se sont faites au sein de cette structure ».

Agnès Evren avance de son côté que le budget culture de la région était en hause de 4% jusqu’en 2017, et que la région souhaite désormais donner moins d’argent aux frais de structure pour en accorder plus, et directement, aux acteurs culturels. Elle rappelle également que l’Ariam était l’une des dernières structures de ce type en France.

Une pétition « Pour le maintien de l’Ariam Île-de-France » a été lancée par un collectif d’usagers de la structure, en écho à la mobilisation lancée pour sauver le Festival d’Ile-de-France, également menacé de disparition suite à la baisse de 68% de la subvention de la région, dont il est aujourd’hui intéressant d’analyser la politique culturelle, puisqu’ Agnès Evren vient d’être choisie pour intégrer l’équipe de conseillers culture de François Fillon, « la région IÎe-de-France pourrait être vu comme un laboratoire » conclut Antoine Pecqueur.

 

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20 février 2017

Péril en Arcadi

Plus d’une centaine d’artistes et travailleurs de la culture en Ile-de-France alertent sur la possible disparition du principal soutien à la création artistique dans la région (Arcadi), faisant craindre le pire pour l’avenir du spectacle vivant.

Nous savons que la culture et la création artistique en particulier sont difficiles à faire admettre dans l’espace public. Tant du point de vue des gouvernants que du public. Si des coupes budgétaires doivent être faites, il paraît presque naturel de les opérer d’abord du côté de ce secteur. Ouvrons les yeux et sachons voir. Depuis quelques années, des structures ferment, des festivals s’arrêtent et des budgets diminuent.

L’on nous objectera que nous ne manquons pas de spectacles. C’est vrai ! Il suffit de regarder pour s’apercevoir qu’il y en a partout. Qu’il y en a en pagaille. Nous devons nous en réjouir. Mais tous ces spectacles réunis ne seront jamais suffisants, pour lutter contre l’impérialisme télévisuel qui lui avale, dévore et ne se préoccupe le plus souvent que de remplir les cerveaux de bubble-gum. Là aussi, ouvrons les yeux et sachons voir.

Le théâtre en France est hiérarchisé. D’un côté, les grands auteurs, metteurs en scène et artistes reconnus jouissent d’une visibilité toujours plus grande quand de l’autre, les nouveaux auteurs et créateurs continuent de se produire dans des lieux confidentiels et sans grande visibilité. Or c’est sur ces scènes peu visibles que des centaines de nouvelles créations naissent chaque année, du théâtre à la danse, en passant par le cirque, la chanson et l’opéra. Ces nouvelles formes se jouent dix, quinze, vingt fois, puis disparaissent alors même qu’elles viendront peut-être se placer demain aux côtés des Shakespeare, Hugo, Strindberg ou Corneille.

Si ces pièces existent pour être un jour connues du grand public, c’est grâce au soutien de politiques culturelles sans lesquelles rien ne serait possible et dont les structures sont aujourd’hui mises en péril. Parmi celles-ci : l’Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Ile-de-France (Arcadi).

L’Arcadi est notre poumon à nous compagnies, collectifs, à nous créateurs, à nous lieux de spectacle. Sans cet argent, sans ses conseils, sans ses mises en contact, sans ses soutiens, nous ne pourrions créer. Pourquoi ? Parce qu’il nous faut toujours un petit peu pour faire. Un petit peu d’argent, d’espace ; un petit peu de personnes, de matériel ; un petit peu de diffusion, etc. C’est avec ces petits peu que nous nous maintenons, que nous avançons, que nous survivons. C’est aussi avec ces petits peu que l’on permet aux grands de devenir. Mais que se passera-t-il si demain, on nous retire ces petits peu ? C’est ce qui est en train de se passer : la région semble vouloir supprimer Arcadi.

Les récentes disparitions du Festival d’Ile-de-France, de l’Ariam et bientôt du Motif, génèrent une inquiétude grandissante quant à l’avenir d’Arcadi, de ses missions et de son équipe. Etablissement public co-financé par la région et la Direction régionale des affaires d’Ile-de-France (Drac), Arcadi Ile-de-France œuvre sur le territoire, au soutien des porteurs de projets culturels et artistiques dans les domaines du spectacle vivant (danse, chanson, opéra et théâtre), de l’éducation à l’image (Passeurs d’images), des arts numériques (Biennale Némo), de la médiation culturelle (médiateurs culturels dans les lycées et universités), de l’observation culturelle et des rencontres professionnelles.

Depuis quelques années, un processus de diminution de ses moyens a été enclenché. Depuis la nouvelle mandature, la tutelle régionale d’Arcadi lui a déjà supprimé 1 million d’euros. A ce jour, la région n’a donné aucune orientation pour la construction budgétaire de l’établissement consécutive à la nouvelle baisse subie en 2017. Ni sur la façon dont tous les acteurs d’Arcadi vont œuvrer afin de continuer à mener leurs missions. Pire, lors du Conseil régional dédié au vote du budget le 25 janvier dernier, la vice-présidente chargée de l’Education et de la Culture, Agnès Evren, a annoncé publiquement une réflexion sur la modification des missions d’Arcadi, laissant craindre une possible disparition de l’établissement.

Ce contexte a pour conséquence directe d’empêcher Arcadi de poursuivre et d’honorer ses missions de soutien aux porteurs de projets qui s’en trouvent directement fragilisés. De plus, le mandat et le projet d’établissement du directeur actuel arrivent à leur terme en mai prochain et aucune préparation de sa succession n’est engagée de la part des tutelles alors que dans un calendrier «normal», la procédure aurait dû être lancée au plus tard en septembre dernier. Là aussi, pourquoi ?

Délaisser Arcadi comme le fait la région Ile-de-France aujourd’hui équivaut à signer l’arrêt de mort de centaines de compagnies, de collectifs et de lieux artistiques. C’est mettre sur la paille quelques milliers d’artistes et de travailleurs de la culture. C’est voir disparaître une pluralité des pensées, des sensibilités et un éclectisme esthétique dont la société a besoin pour exister et s’épanouir.

Les premiers signataires : Anne Alvaro, comédienne ; Michel Cerda, Compagnie Le Verdaman ; Séverine Chavrier, Centre Dramatique d’Orléans / Loiret / Centre ; Philippe Dorin et Sylviane Fortuny, Compagnie Pour ainsi dire ; Vincent Dupont, Compagnie J’y pense souvent […] ; Fantazio, auteur, compositeur, interprète ; Ignatus, auteur, compositeur, interprète ; Thibault de Montalembert, Compagnie Célébration 43 ; Mireille Perrier, comédienne ; Jean-Michel Rabeux, Compagnie Jean-Michel Rabeux ; François Rancillac, directeur du théâtre de l’Aquarium ; Thierry Roisin, Compagnie Beaux Quartiers ; Jean-Paul Rouvrais, Compagnie en déliaison ; Sapho, auteur, compositeur, interprète ; Surnatural Orchestra, collectif ; Violaine Schwartz, Compagnie Irakli ; Carole Thibault, Centre Dramatique National de Montluçon – Théâtre des Ilets ; Gérard Watkins, Perdita Ensemble.

Retrouvez l’ensemble des signataires sur : perilenarcadi.jimdo.com

Pour signer la tribune, s’adresser à soutienarcadi@gmail.com

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La fin programmée de l’ARIAM-Ile-de-France

26.01.2017

L’Ile-de-France a décidé de fermer l’Association régionale d’information et d’action musicale (ARIAM), lieu de ressources et de formation pour les enseignants. La région estime que les missions de formation artistique ne sont pas prioritaires dans ses compétences.

Lire l’article sur www.lagazettedescommunes.com

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http://www.tsfjazz.com – jeudi 19 janvier 2017

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Mardi 17 janvier 2017

Émission Carnets de campagne – par Philippe Bertrand

à écouter à la 13e minute (13’29 ) : « L’Ariam vivrait en ce moment ces dernières heures faute de renouvellement des fond public régionaux »

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Publié le 15 janvier 2017

Suppression de l’ARIAM – Ile De France

Nous venons d’apprendre avec consternation la suppression de l’Ariam Ile De France, un organisme essentiel de formation pour les acteurs et plus particulièrement les enseignants musique et danse. Beaucoup de musiciens de tous horizons, de toutes obédiences s’y croisaient que ce soit pour le jazz, les musiques classiques, extra-européennes, électroniques ou assistées par ordinateur (MAO). Un lieu de réflexion, d’ouverture sur l’enseignement, la pédagogie et leurs évolutions. Un lieu de conseil, de ressources et de préparation aux concours de la fonction public des domaines artistiques et au suivi des parcours professionnels.

En trois jours, 41 années de vie d’un service public supprimées d’un coup plume. Au delà de ces préoccupations, que vont devenir les personnels de l’Ariam ? Vous trouverez ci-dessous le communiqué des salariés de cet organisme qui était associé au Conseil Régional d’Ile de France
Déjà le festival d’Ile de France avait vu ses subventions diminuées drastiquement ce qui a signifié son arrêt définitif.

Et au delà du mépris, la culture, la transmission des savoirs, son partage, la mixité c’est le rempart contre la barbarie. C’est un des piliers du vivre ensemble.
Quand on touche à la culture on récolte l’ennui, le désespoir et l’insécurité qui va avec…

Lire l’article

13 Réponses à “MÉDIAS”

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  13. Après la suppression de l’ascenseur social par « l’Ecole pour les nuls » et la discrimination positive qui va créer de fausses élites par un « descenceur ».
    L’on s’apprête ( avec un circonflexe s’il vous plaît )à supprimer l’ascenseur culturel soutien naturel du premier l’Ecole de l’effort ,de l’épanouissement,réconfort dans les moments difficiles et rassembleur au lieu de niveleur.
    Car c’est bien là le propos. Pour que les « borgnes » règnent, c’est à dire les « moches », il leur faut des « aveugles ».
    Faisons donc disparaître (circonflexe) ces musiques élans de vie, méditées, travaillées, épanouies comme les fleurs variées d’un bouquet
    et achevons de répandre ces lamentables rythmes binaires, répétitifs, assourdissants pour primates (les chimpanzés frappent des rythmes )
    afin de compléter la mise en réduction de « zombies » nos chères générations à venir !
    Quant à « mémé » Pécresse, je doute que son « Q.I. » culturel avoisine plus de trente pour cents.
    Signé : Un apprenti musicien qui a repris ses études après plusieurs années de privation en Musique, et se trouve heureux de chaque pas accompli.
    N’oublions pas que la Musique est la Reine, parce que la réunion, de toutes les Sciences , et aussi des sports : physique , intellectuelle, de préparation individuelle et de réalisation collective !


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