Les communiqués de soutien

Lettre du collectif de mobilisation pour le maintien de l’Ariam Ile-de-France

Le Conseil Régional d’Ile-de-France a décidé de supprimer l’ARIAM

Pourquoi soutenir l’ARIAM ?

 

Une équipe au service de l’intérêt général

D’abord une préoccupation légitime que l’on peut avoir pour les personnes appartenant à un lieu familier, professionnel qui accompagne le monde culturel depuis tant d’années. Un lieu mis en place et financé par les puissances publiques Etat et Région qui avaient confié une mission d’intérêt général à cet organisme. Après plus de quarante années d’existence, il est difficile de concevoir que l’on ne propose qu’un licenciement économique à ces salariés au service de la puissance publique.

Mais la mobilisation spontanée qui s’est manifestée en soutien à l’ARIAM ne s’explique pas par la seule solidarité humaine ou professionnelle. Ce qui est en jeu également, c’est la légitimité politique de l’action publique en faveur de la culture.

 

Un lieu tiers

L’ARIAM représente un lieu tiers et neutre où les professionnels de la culture peuvent venir confronter leurs conceptions, leurs idées et leurs ressources. C’est également un espace où État et Conseil Régional peuvent nouer des accords pour expérimenter, mener de concert une action, énoncer et s’associer pour mener une politique. Annoncer le simple transfert de missions au profit d’autres acteurs ne prend pas en compte la compétence et le temps que demande l’élaboration de cet écosystème. Les 40 années d’expérience(s), d’expertise et d’histoire(s) de l’ARIAM sont un actif précieux qu’il ne faut pas ainsi rayer d’un trait de plume.

 

Un acteur de l’accompagnement des collectivités, des réseaux, des professionnels au service :

  • des différentes échelles de collectivités et des services déconcentrés de l’État et de leurs corporations (techniciens) et fédérations (élus),
  • des professionnels de l’éducation et des enseignements artistiques,
  • des praticiens amateurs du spectacle vivant et de leurs fédérations,
  • des acteurs et fédérations d’Éducation Populaire et des MJC,
  • des artistes et des lieux de production / diffusion / création et de leurs corporations,
  • des personnes et des structures en demande d’informations et de conseils (emploi, diplômes, carrières, etc.),
  • des autres structures culturelles régionales, notamment les organismes culturels associés.

 

Un acteur culturel

La décision du Conseil Régional ne semble pas procéder d’une quelconque analyse d’une politique publique avec ses réussites et ses limites. L’argument évoqué par le Conseil Régional serait celui d’économies réalisées sur les frais de structures trop importants à l’ARIAM. Repenser un fonctionnement, fixer de nouvelles ambitions relèvent de la responsabilité des financeurs. Il ne s’agit pas de l’administration d’activité, mais d’un ensemble de savoir-faire professionnels qui ne se transmet pas comme un meuble. L’ARIAM est un acteur culturel à part entière, un espace qui agit, fédère, propose, met en lien.

 

Quelle politique culturelle ?

Ce dossier pose avant tout des questions de politiques culturelles de territoires. La vision de l’exécutif régional ne peut se résumer à des budgets alloués dont le montant renvoie sans cesse à des calculs de plus en plus sophistiqués. Il s’agit d’une ambition, d’un cadre, d’une perspective.

L’ARIAM est un vecteur, un levier de politique culturelle, inscrit sur un territoire et tourné à la fois vers la professionnalisation des acteurs, la réflexion sur les cultures professionnelles ainsi que sur les pratiques amateurs.

Comment cette dynamique pourra t-elle se poursuivre de manière pérenne dans les dispositifs de soutien direct aux artistes, aux conservatoires, aux pôles supérieurs, proposées par le Conseil Régional ?

 

Le collectif de mobilisation pour le maintien de l’Ariam Ile-de-France

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24 février 2017

À l’intention de Madame EVREN
Un collectif de directeurs et directrices des établissements d’enseignement artistique d’Ile-de-
France vous interpelle sur les conditions de liquidation de l’Ariam Ile-de-France et les moyens qui seront dégagés pour assurer la continuité de ses missions et l’avenir de son personnel.
Nous voulons témoigner devant vous de notre sidération devant cette décision unilatérale et
totalement inattendue. Nous constatons en particulier que le dispositif enclenché parait ne
s’appuyer sur aucune expertise, aucun état des lieux, aucune analyse ni prospective permettant,
s’il en était, de remettre en cause l’équipe et son projet.
Depuis quelques semaines, nous constatons, de votre part, improvisation et confusion dans le
redéploiement des missions de l’Ariam. Cette situation crée à l’Ariam des situations humaines
douloureuses et, chez les professionnels de l’enseignement artistique, une très vive inquiétude.

Nous attirons votre attention sur :
- la neutralité politique, financière et pédagogique qui n’a jamais failli dans la relation de confiance entretenue par l’Ariam avec les tutelles, les élus et tous les acteurs de la culture d’un territoire – qu’ils soient DGA, DAC, directeurs, enseignants dans les établissements d’enseignement artistique ou dans ceux de l’éducation nationale, membres d’association…

- le travail de repérage des pratiques pédagogiques et artistiques innovantes dans le domaine de l’enseignement artistique – foisonnantes en IDF – qui aura permis de donner une envergure
régionale à des initiatives locales passionnantes ; de Persan à Évry, de Bondy à Étampes, la
circulation de ces « bonnes pratiques » est un enjeu fondamental pour donner à nos établissements les moyens de grandir « autrement », d’échanger et de communiquer.

- la qualité exceptionnelle de l’expertise des conseillers artistiques de l’Ariam ; chacun dans son
domaine – les musiques et danses du monde, la danse, le périscolaire, la formation continue, les
pratiques d’ensemble, les territoires, les musiques actuelles amplifiées, les orgues – sait donner
sens à l’articulation des enjeux d’un renouvellement de la pratique avec ceux d’un  développement territorial de service public. Les formations sur site en sont une déclinaison remarquable ; elles ont prouvé, sur le terrain – et spécifiquement sur les nouveaux territoires induits par la nouvelle organisation territoriale -, le liant qu’elles pouvaient opérer entre les professionnels de l’action culturelle.

- les rencontres par métiers qui sont un carrefour d’idées, d’échanges et de valorisation des
nouveaux enjeux de la pratique artistique : le numérique, l’accueil des personnes en situation de
handicap, l’interdisciplinarité, les évolutions esthétiques, etc… Ces moments, toujours
extrêmement stimulants, sont portés par une qualité d’intervenants exceptionnelle.

Au moment où – dans le cadre de la loi « Liberté de la Création, Architecture et Patrimoine » – le rôle des régions dans l’organisation et le financement de l’enseignement artistique est réaffirmé avec force (organisation de l’enseignement préparant à l’entrée dans les établissements d’enseignement supérieur de la création – voire son financement -, nouveau schéma régional de développement des enseignements artistiques), il nous semble paradoxal d’entreprendre le démantèlement d’un organisme qui, depuis plus de 40 ans, a su adapter son projet au plus près des préoccupations politiques, pédagogiques et artistiques des acteurs de la culture en Ile-de-France.

Nous pensons qu’il y a là, au contraire, une formidable opportunité pour renforcer sa présence.
Nous vous demandons de reconsidérer votre décision, de maintenir dans leur totalité et leur
cohérence les missions de l’Ariam et de garantir l’emploi de ses personnels. Nous vous remercions de l’attention que vous voudrez bien porter à ce propos et vous assurons, Madame la Vice-Présidente, de notre engagement professionnel.
Le collectif de directeurs et directrices des établissements d’enseignement artistique
d’Ile-de-France

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Communiqué de Conservatoires de France 

20 janvier 2017

Réunie en assemblée générale les 19 et 20 janvier 2017 à Montpellier, l’association Conservatoires de France, qui rassemble plus de 200 établissements d’enseignement artistique, a pris connaissance de la volonté de la Région de dissoudre l’ARIAM Ile de France.

C’est à l’unanimité que notre assemblée générale a tenu à faire part de sa sidération.

En effet, outre les services que rend cette association depuis plus de 40 ans à des milliers de professeurs, de cadres et d’artistes, son action trouve un écho exemplaire et sans équivalent dans le territoire francilien, et même sur le plan national. Elle offre, outre sa mission de conseil et  d’expertise au service des personnes et des structures :

  • un programme de formation qui allie réponses à des demandes individuelles et démarches collectives, avec prise en compte des nouveaux enjeux de l’enseignement artistique (numérique, évolutions esthétiques, dimension territoriale, accueil des personnes en situation de handicap, etc.),
  • des rencontres par métiers, permettant aux acteurs de faire le point sur leurs pratiques,
  • des actions à la demande des sites d’enseignement destinées à des équipes au complet,
  • un accompagnement des établissements, en particulier dans le cadre des regroupements institutionnels induits par la nouvelle organisation territoriale en Ile de France.

Ainsi, pour les enseignements artistiques, l’ARIAM constitue une sorte d’écosystème générant une expertise unique qui articule étroitement formation/échanges/ressources documentaires/enjeux institutionnels.

Ces enjeux ne peuvent être relevés que dans le cadre d’une politique régionale et ne sauraient être traités au niveau des communes ou de leurs groupements. Quant à lui, le CNFPT ne peut constituer que le partenaire de cette action globale et cohérente.

C’est pourquoi, l’assemblée générale de Conservatoires de France vous demande instamment de revenir sur votre décision et, tout particulièrement :

  • De faire en sorte que les missions de l’ARIAM perdurent dans leur totalité et leur cohérence.
  • Que les emplois de ses personnels soient garantis.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à ce courrier et vous prions d’agréer l’expression de notre haute considération.

Pour l’assemblée générale de Conservatoires de France,

Jean-Marcel Kipfer, président

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Communiqué de presse de l’ANESCAS

23 janvier 2017

Haro sur l’ARIAM : pourquoi ?

Un capital précieux dont on va priver l’enfance et la jeunesse de la Région Ile-de-France

Réunis en Conseil d’Administration le 23 janvier à Paris, les membres d’ANESCAS, Association Nationale d’Établissements d’Enseignement Supérieur de la Création Artistique Arts de la Scène, déplorent la décision unilatérale du Conseil Régional d’Île-de-France de mettre fin aux activités de l’ARIAM – Île-de-France.

Depuis plus de quarante ans, l’ARIAM – Association Régionale d’ Informations et d’Actions Musicales – est un maillon indispensable au développement des pratiques de l’art et de la culture comme de la qualification de ceux qui les portent au quotidien dans le paysage national: les artistes, les professeurs d’enseignement  artistique dans les domaines de la musique de la danse, les enseignants de la maternelle à l’Université, mais aussi tous les professionnels en charge de la découverte et de l’apprentissage des pratiques musicales et chorégraphiques, les élu(e)s associatifs ou ceux des collectivités territoriales. En œuvrant à la formation tout au long de la vie, l’ARIAM permet la rencontre féconde entre les publics et les artistes.

A l’heure où tous les pouvoirs publics reconnaissent l’impérieuse nécessité de l’art dans la vie des enfants et des jeunes, de la place de l’éducation artistique et culturelle, dans un monde contemporain à la fois riche et fragile de ses diversités, l’ARIAM en est la « maison vivante» par ses actions de formation professionnelle, d’étude, de conseil et de ressource.

Aujourd’hui, ce sont quarante années d’expérience et une équipe professionnelle de vingt personnes qui sont rayées d’un trait de plume. C’est un capital précieux au service du bien commun dont on va priver l’enfance et la jeunesse de la Région Île-de-France et tous ceux qui ont la charge de leur permettre une pratique de la musique et de la danse.

Les membres d’ANESCAS demandent que des discussions soient engagées entre la Région et l’État sur l’évolution de l’ARIAM, et que des garanties soient apportées à ses salariés afin d’éviter tout licenciement et permettre que les fonctions indispensables remplies par l’association régionale perdurent et se développent.

Le Conseil d’Administration d’ANESCAS

 

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Communiqué du Conseil National des CFMI

Courrier adressé à Valérie Pécresse, Agnès Evren, Muriel Genthon

Paris, le 20 janvier 2017

Les Centres de Formation de Musiciens Intervenants (CFMI) œuvrent depuis plus de 30 ans à la mise en place et au développement d’une éducation musicale et artistique de qualité, ouverte et innovante, dans les écoles maternelles et élémentaires, ainsi que dans les structures de la petite enfance, les milieux médicalisés, les associations ou encore les conservatoires. Comme vient de le réaffirmer le rapport d’une mission interministérielle commandé par le MCC et le MENESR à un groupe d’experts émanant des corps d’inspection[1], les musiciens intervenants formés par les neuf CFMI de France sont des acteurs majeurs des politiques éducatives et culturelles locales.

La nouvelle d’une disparition programmée de l’ARIAM Île-de-France suscite l’émotion, l’incompréhension et l’inquiétude du Conseil national des CFMI.

Les musiciens intervenants issus des CFMI enrichissent en effet régulièrement leurs pratiques professionnelles, tant pédagogiques qu’artistiques, grâce aux nombreuses formations et ressources proposées par cette structure forte d’une expérience et d’une expertise irremplaçables, d’un dynamisme et d’une capacité d’innovation peu communs – tous domaines (TICE et MAO, improvisation, technique vocale, expression corporelle, analyse de territoires et coordination de projets, etc.) et toutes esthétiques (musiques actuelles, musiques du monde, musiques de tradition savante etc.) confondues, tant sur le plan des pratiques musicales que de leurs pédagogies.

Les musiciens intervenants issus des CFMI suivent les formations et rencontres professionnelles de l’ARIAM Île-de-France aux côtés de professeurs de conservatoires ou d’enseignants des écoles, permettant ainsi d’assurer la cohérence des parcours d’éducation culturelle territoriaux par tous leurs acteurs.

C’est notamment à ce titre que nous déplorons la disparition programmée de l’ARIAM, partenaire des CFMI pour de nombreuses actions de formation, menées pour le plus grand bénéfice des enfants scolarisés en Île-de-France comme sur l’ensemble du territoire national.

Par la pertinence de ses analyses de terrain, par son identification précise des problématiques de l’éducation artistique et culturelle, par la rigueur avec laquelle elle a toujours mené ses formations, cette structure à la réputation irréprochable contribue de manière exemplaire, et depuis 40 ans, à irriguer le territoire francilien d’actions fortes allant dans le sens de l’inclusion sociale et territoriale, deux points forts du programme de Mme Valérie Pécresse en faveur d’une « région républicaine exemplaire », où « la culture et l’éducation, qui vont de pair, sont au cœur du plan d’action »[1]. Se priver de cette longue et irremplaçable expérience apparaît comme extrêmement dommageable dans le paysage actuel, et pour toute politique visant à assurer sur le long terme au plus grand nombre une éducation artistique, mais aussi citoyenne, de qualité.

Notre demande est donc que cette décision de suppression soit reconsidérée.

Laurent Gardeux, Président du Conseil National des CFMI

[2] http://www.education.gouv.fr/cid110816/les-centres-de-formation-des-musiciens-intervenants.html

 

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Communiqué de la FNAMI, Fédération Nationale des Musiciens Intervenants

20 janvier 2017

Lettre à Mme Evren Madame,
En tant que Fédération Nationale des Musiciens Intervenants en Milieu Scolaire, nous souhaitons réagir à l’annonce de la disparition de l’ARIAM et à votre réponse à la pétition.

En effet, l’ARIAM ne s’adresse pas qu’aux professeurs des conservatoires, mais à l’ensemble des professionnels de la culture et des collectivités territoriales dont les musiciens intervenants (MI) font partie. Les Musiciens Intervenants touchent chaque année en Ile-de-France plus de 650 000 enfants, et donc autant de familles.

Conformément aux grandes orientations de la Région, vous indiquez vouloir rendre la culture accessible à tous et partout en Ile-de-France, mission qui est au cœur de notre métier puisque nous sommes missionnés par les collectivités pour intervenir dans les écoles, lieu unique de service public où l’on peut toucher tous les enfants.

Par ailleurs, le très récent rapport interministériel sur les CFMI et le métier de MI a confirmé l’évolution et la diversification de nos fonctions dans le cadre de l’éducation artistique et culturelle*. Cette évolution bien réelle de nos pratiques va de pair avec une formation continue, que nous réalisons avec assiduité. L’ARIAM, par la pertinence et la qualité de ses formations, constitue pour nous un lieu unique de ressources. Un nombre important de ses formations s’adresse précisément aux MI, toujours en lien avec l’évolution des pratiques et des enjeux de territoires. Nous soulignons un autre aspect qui nous est cher : celui des échanges rendus possibles par l’ARIAM, que ce soit au cours de formations ou bien à l’occasion de journées de concertation ou table-ronde.

Régulièrement, nous avons besoin d’échanger avec d’autres professionnels et acteurs du secteur culturel, pour prendre en compte ce qui se fait ailleurs, ce qui fonctionne, pourquoi, comment.

Certes, l’échelle locale est à privilégier pour les actions de terrain, mais la spécificité de nos besoins nécessite du personnel spécialisé, que l’ARIAM a su réunir au cours de nombreuses années d’expérience professionnelle.

Du fait de leur expertise, c’est aujourd’hui, en Ile-de-France, l’organisme de formation le plus pertinent concernant l’enseignement artistique et l’accompagnement des pratiques amateurs. Pour toutes ces raisons, nous, membres de la Fnami, soutenons le maintien de l’ARIAM Ile-de-France.

*http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2016/20/1/2016-048_2016-12_CFMI_690201.pdf
Extrait du rapport: « Les musiciens – intervenants sont également désormais recrutés par les conservatoires de musique pour exercer des tâches d’enseignement (éveil musical, formation musicale, musique d’ensemble, chant choral) et pour être les vecteurs de l’ouverture des conservatoires au partenariat avec les écoles et à la diversification des pratiques et des parcours pédagogiques. Certains musiciens – intervenants sont désormais appelés à coordonner des projets territoriaux d’éducation artistique et culturelle. »
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Communiqué de soutien de la Fédération nationale des organismes départementaux de développement des arts vivants

23 février 2017

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Lettre à l’attention de Madame la Présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France Valérie Pécresse
Paris, le 17 janvier 2017
Madame la Présidente,

Nous venons d’apprendre la disparition programmée de l’ARIAM, après celle du Festival d’Ile de France. Nous ne remettons aucunement en cause la souveraineté des choix politiques des élus de la Région. En revanche, nous cherchons à comprendre les motifs qui ont présidé à ces décisions prises au nom de l’ensemble des élus du Conseil Régional, et nous regrettons la brutalité de leur notification et l’absence de choix alternatif.

Nos organisations dénoncent la violence de cette décision politique, qui fait disparaître une association dont le travail d’animation et de convergence de tous les professionnels est reconnu unanimement. Les nombreuses actions de l’Ariam en matière de mutualisation de compétences et de ressources, d’accompagnement des artistes et des porteurs de projet sont le fruit de nombreuses années de collaboration. Nous voulons rappeler notre attachement à la continuité de ces missions, et à la pérennité des compétences et savoir-faire acquis au fil des ans.

La méthode que vos services ont mis en oeuvre, sans concertation ni préparation, identique à celle qui a conduit à la disparition annoncée du Festival d’Ile de France, pose la question de la responsabilité du Conseil Régional dans ces choix qui déstabilisent le milieu professionnel et fragilisent l’emploi culturel au sein des structures concernées comme sur l’ensemble du territoire régional.

Face aux difficultés sociales que traverse le pays, aux replis identitaires, aux fractures et aux violences que subit la société aujourd’hui, éliminer aussi brutalement des structures qui travaillent dans le champ de la diffusion et la transmission musicale et culturelle, ouvertes sur la diversité, la création et l’éducation notamment envers les jeunes générations est totalement incompréhensible.

L’ensemble du secteur musical a besoin de comprendre ces décisions et plus largement les choix de politique culturelle de la Région Île-de-France qui se traduisent aujourd’hui par la disparition assumée d’institutions et de structures qui ont prouvé depuis de nombreuses années leur utilité publique et culturelle, tant au service des professionnels que du grand public. La question est de savoir notamment quels projets de politique musicale va développer la Région pour pallier la suppression de deux acteurs majeurs de la musique sur le territoire francilien.

Dans l’attente de vous rencontrer pour ouvrir un débat constructif sur ce dernier point, nous vous prions de croire, Madame la Présidente, en l’expression de notre haute considération.

AFO, Association Française des Orchestres
La FEVIS, Fédération des ensembles vocaux et instrumentaux spécialisés
France Festivals, Fédération française des festivals de musique et du spectacle vivant
Futurs Composés, Réseau national de la création musicale
Grands Formats, Fédération des grands ensembles de jazz et musiques improvisées
Zone Franche, Le Réseau des musiques du monde
Les Forces Musicales, Syndicat professionnel – opéra et orchestres réunis
Profedim, Syndicat professionnel des Producteurs, Festivals, Ensembles, Diffuseurs Indépendants de Musique
SNSP, Le Syndicat National des Scènes Publiques
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Communiqué de FUSE – Fédération des Usagers du Spectacle Enseignés
A l’attention de Madame Valérie Pécresse
Présidente de la Région Ile de France
Objet : suppression de l’ARIAM et du soutien au réseau d’enseignement artistique
Madame la Présidente,

Nous souhaitions vous interpeller sur la situation de l’Agence régionale d’information et d’actions musicales (ARIAM), qui est l’organisme rattaché au conseil régional au service de  l’enseignement artistique en Ile de France. En effet, nous avons appris, avec une certaine inquiétude, la perspective de la suppression de la subvention régionale conduisant à la fermeture de cet organisme.

Au delà de changements organisationnels (suppression des agences, internalisation des services), nous voulions avoir l’assurance de votre part, d’une continuité des services assurés par l’ARIAM auprès de l’ensemble des parties prenantes de l’enseignement artistique en Ile de France, y compris les usagers.

En effet, en tant que porte-parole des usagers de l’enseignement artistique, et « bénéficiaires » in fine du travail mené par les équipes de l’ARIAM, FUSE réaffirme l’importance de disposer en Ile de France :

  • de lieux d’échange et de débat, de réflexion, associant usagers et professionnels,
  • d’outils de diffusion des innovations pédagogiques en pratique instrumentale, vocale ou danse,
  • de moyens de repérage des pratiques pédagogiques hors du territoire régional voire national, puis de partage et mutualisation,
  • d’un parc instrumental au service des collectivités territoriales, des milieux culturels et associatifs, ainsi que des musiciens de la région,
  • d’un appui aux structures pour une plus grande ouverture des répertoires enseignés (musiques et danses de tradition populaire, musiques actuelles, musique et danse contemporaine etc.).

L’ARIAM s’est révélé être un outil puissant d’harmonisation des pratiques au sein des établissements d’enseignement artistique publics et privés, permettant de parler concrètement de réseau d’enseignement artistique. Cette harmonisation, difficile à atteindre en raison du nombre très important de structures d’enseignement en Ile de France, est capitale pour nous, usagers, pour permettre une plus grande fluidité des parcours entre établissements, et assurer une plus grande égalité d’accès à un enseignement de qualité. sur le territoire régional.

Nous vous remercions de nous informer sur les modalités envisagées pour assurer une continuité des services et vous prions, madame la Présidente, de bien vouloir recevoir nos salutations les meilleures.

Muriel MAHE

FUSE – Fédération des usagers du spectacle enseigné

 

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Commmuniqué de la Famdt
Fédération des associations de musiques et danses traditionnelles

Suite à la décision de suppression de L’ariam IDF.

En conseil d’administration les 30 et 31 janvier derniers à Nantes, la Famdt tient à souligner ici sa sidération face à la décision de suppression de l’Ariam et sa profonde indignation au regard de la façon de procéder à cette suppression.

Comment imaginer qu’on puisse sans concertation rayer d’un trait de plume cette structure qui depuis plus de 40 ans irrigue en profondeur la vie musicale de la région Ile de France et au delà.

A lire les réactions et les noms de ceux qui se sont exprimés sur les blogs et dans les pétitions, on comprends qu’une bonne partie des acteurs essentiels de la vie musicale de cette région ont à un moment ou un autre bénéficié du travail de L’Ariam.

Comment alors accorder crédit aux vœux de défense de la culture invoqués dans les arguments de justification de cette décision portés par les représentants de la région ?

Pour mémoire, nous rappellerons qu’au delà du travail de formation du corps enseignant de la musique en Ile de France, l’Ariam à travers ses actions a largement aidé à la structuration d’esthétiques musicales en devenir, par exemple les musiques traditionnelles (avec le poste de Mone Dufour) ou les musiques improvisées.

A ce titre et avec le recul de l’histoire, on peut affirmer que l’Ariam a largement œuvré à la démocratisation culturelle dans une région où au regard des situations actuelles de repli communautaire, l’accés à la culture est un enjeu crucial.

Enfin, nous considérons qu’une décision de ce type, sans aucune concertation avec le terrain, est une faute politique grave qui alimente le sentiment, partagé par bon nombre de citoyens, de rejet de la chose politique.

Aussi nous réclamons d’urgence qu’un dispositif de réflexion concertée puisse rapidement voir le jour pour nous permettre, les uns avec les autres , de sortir de cette situation indigne.

Le CA de la Famdt.

 

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Communiqué de l’Association des Enseignants de Musique et danse Traditionnelles

23 janvier 2017

C’est avec stupéfaction que l’AEMDT a appris l’annonce de la disparition programmée de l’ARIAM Ile-de-France. Des décennies d’engagement au service de l’éducation musicale, dans toute sa diversité culturelle, seraient ainsi brutalement balayées. L’ARIAM est un lieu de convergence rare, fédérant enseignants et stagiaires dynamiques et sachant se remettre en question dans leur pratique ou leur enseignement. Nous saluons l’état d’esprit exceptionnel d’ouverture, de convivialité et de chaleur humaine de l’équipe organisationnelle et administrative et ne comprenons pas qu’une région puisse envisager de se priver d’un outil aussi performant, et d’un tel vivier d’artistes passionnés et investis. L’ARIAM est, en particulier, un des lieux privilégiés où les musiques traditionnelles et l’improvisation sont intégrées et fortement soutenues, comme éléments fondamentaux d’une formation musicale en phase avec notre époque. A ce titre, l’AEMDT tient à souligner le travail de très grande qualité qui a été conduit en ce domaine et son souhait de pérennisation de cette action.

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Après la fermeture de Culture O Centre en 2016 et la liquidation en cours du Transfo en Auvergne, ce sont plus de 70 emplois et les missions portées par les organismes associés de la Région Ile-de-France qui sont aujourd’hui menacés de disparition.

La Plate-forme interrégionale (PFI) regroupe 16 structures régionales (agences régionales du spectacle vivant et missions voix), véritables espaces d’expérimentation qui agissent de manière structurante dans la mise en œuvre des politiques publiques de la culture, en appui des collectivités territoriales, en particulier des régions, en faveur du développement et de l’aménagement culturel des territoires.

Dans un contexte de profondes mutations et de réorganisation des territoires, la PFI tient à rappeler son attachement à la nécessité d’assurer la continuité de ces missions et de ne pas perdre les compétences et savoir-faire acquis au fil des ans.

Nous attirons l’attention de tous – élus, collectivités territoriales et responsables culturels – en particulier sur les coopérations existant entre les structures régionales en matière de mutualisation des compétences et des ressources, de conseil et d’accompagnement des artistes, des enseignants et responsables des pratiques artistiques amateurs, ainsi que des porteurs de projets, notamment au travers de dispositifs infra et interrégionaux. Ces partenariats sont le fruit de nombreuses années de collaborations et d’un savoir-faire auquel l’ARIAM (une des toutes premières agences régionales) et ARCADI ont pris une part importante, tant au niveau régional, au bénéfice des acteurs culturels et de nombreuses collectivités du territoire, qu’au niveau interrégional, au travers des coopérations initiées par ces structures ou auxquelles elles ont pris part sur l’ensemble du territoire national.

La baisse, voire l’arrêt, de la subvention régionale pour les agences de la région Ile-de-France nous apparaîtrait comme l’expression d’un appauvrissement culturel du territoire et, à ce titre, très préoccupante. Nous sommes convaincus de la nécessité de pérenniser des outils et des services proposés aux acteurs culturels et au public par les organismes territoriaux pour créer des synergies et des dynamiques collectives et accompagner les collectivités dans la mise en œuvre des politiques d’aménagement culturel des territoires.

Anne-Marie Jean, Présidente

Plate-Forme Interrégionale

 

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Communiqué du SNEA-UNSA sur la disparition de l’Ariam

(Cliquer sur l’image ci-dessous pour lire le communiqué)

Communique-SNEA

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Communiqué du Sdamp-CGT

« La direction du syndicat des artistes musicien-ne-s de Paris Ile-de-France SDAMP-CGT réunie en conseil le 16 janvier 2017 s’indigne de la disparition de l’ARIAM ( l’association régionale d’information et d’actions musicales) programmée par la région Ile-de-France qui s’est désengagée de son financement ainsi que celle du festival d’Ile-de-France dont la subvention subit une réduction de 68 %. De même l’établissement public de coopération culturelle ARCADI se voit retirer une partie significative de son financement. Le SDAMP-CGT s’inquiète de la politique mise en place par la région Île-de-France se traduisant par la disparition de structures de diffusion et de formation artistique et qui éclaire sur la politique de désengagement culturel du nouvel exécutif régional. Le syndicat des artistes musicien-ne-s de Paris Île-de-France (SDAMP-CGT) appelle tous les acteurs culturels de la région à réagir et signer les pétitions en ligne. »

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Communiqué de l’association CoreiDanse –
COllectif de Réflexion pour un Enseignement Innovant de la DANSE

« L’Association CoreiDANSE qui est un collectif d’ enseignants en danse est profondément attristé par la décision de la région île de France d’abandonner l’ARIAM. Cet organisme est l’un de seuls à proposer une réflexion sur l’enseignement de la danse via les formations et les rencontres qu’il propose. C’est d’ailleurs à l’issu d’une de ces rencontres que nous avons décidé de créer notre collectif qui a pour objet de porter une réflexion pédagogique sur l’enseignement de la danse et de développer un enseignement innovant adapté aux enfants du 21ème siècle. Il n’est pas envisageable que nos collectivités puissent se substituer à une structure telle que l’ARIAM qui a développé depuis de nombreuses années une compétence inégalable. Pourquoi vouloir éliminer un organisme qui donne totale satisfaction à ces usagers?

L’ARIAM nous permet de nous former, de nous rencontrer, de partager nos expériences et c’est tellement important pour nous qui sommes si souvent seuls face à nos classes. Elle contribue à l’offre d’un enseignement de qualité dans le secteur public. Celle-ci ne peut avoir lieu sans la formation continue. Nous vous demandons Madame, de réfléchir à nouveau à la conséquence de cette fermeture et d’offrir à l’ARIAM la possibilité de continuer ce qu’elle a entrepris avec succès depuis bien des années déjà. »

Les membres du bureau CoreiDANSE.

 

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Communiqué de la Fédération Francophone des Amis de l’Orgue sur www.ffao.com

« Un communiqué des personnels de l’ARIAM Ile de France, du 13 janvier, informe de la suppression de l’ARIAM décidée (bien entendu sans la moindre concertation, sans la moindre information préalable) par le fait du Prince : quel mépris pour le personnel, quel mépris pour les administrés… je n’ajoute pas pour la culture car nos édiles semblent ignorer la définition du mot.

Ils ignorent, ou pire ils s’en moquent, la somme de travail exemplaire fourni par cet organisme. »

 

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Soutien de l’Association des Professeurs des Formation musicale

» Nous déplorons qu’un organisme de formation de qualité comme l’ARIAM IDF disparaisse du paysage français »

 

 

 

8 Réponses à “Les communiqués de soutien”

  1. Intermittente du spectacle, et bien occupée, pendant 25 années, je me suis intéressée à la pédagogie du chant très tôt, (donné quelques cours particuliers, effectué quelques remplacements) sans avoir le temps de faire une formation complète. Alors j’ai suivi des stages proposés par l’Ariam, au gré de mes disponibilités, formation au DE sur 2 ans, pédagogie du jazz sur 2 semaines, voix de l’enfant sur 2 jours, journée neurosciences cognitives etc … Lorsque je me suis retrouvée sans aucune activité à 50ans, sans diplômes, j’ai pu trouver un poste de prof de chant à temps partiel dans un conservatoire et depuis je mesure tous les jours ce que j’ai appris avec l’ARIAM. Les formations reçues lors de ces stages sont le socle de ma pratique d’enseignante et me permettent d’organiser les acquis musicaux de ma carrière de chanteuse pour enseigner. Je n’aurais pu trouver nulle part ailleurs une telle qualité et une telle souplesse compatibles avec mon activité intermittente. Merci infiniment à l’ARIAM, à tous ses salariés ! Vous avez tout mon soutien. Dominique Favat, professeur de chant.

  2. Je suis atterré de voir que des responsables politiques se réclamant du Gaullisme massacrent l’héritage culturel et artistique que nous ont légué Malraux et Landowski. Mr Fillon dans le rôle de Tartuffe et Mme Pécresse dans celui de l’Avare, est-ce l’avenir du pays de Molière? Ne peut-on attendre plus d’ambition des instances qui sont censées représenter les aspirations des citoyens? Il me semble que Mme Evren a la stature d’un « chef de rayon » dans cette affaire où il faudrait un peu de hauteur de vue. J’ai eu la chance, durant 30 ans d’enseignement en Conservatoire, de participer à de nombreuses formations proposées par l’ARIAM qui ont enrichi ma pédagogie et entretenu ma motivation; mes jeunes collègues auront-ils cette chance?
    Souhaitons que cette décision soit réexaminée de manière démocratique par le Conseil Régional, et qu’il prenne acte du peu de considération accordé aux usagers dans cette affaire.

  3. Absolument consternant !!!
    Et terriblement triste !!!

    C’est grâce à l’Ariam-Ile-de-France que j’ai commencé à me former au métier de chef de chœur à partir de 1991 (j’ai exercé ce métier jusqu’en 2005).
    C’est à grâce l’Ariam-Ile-de-France que j’ai rencontré Audrey Pévrier, chef de choeur avec qui j’ai co-fondé mon premier ensemble vocal, Euphrasis, en 1993.
    C’est à l’Ariam que j’ai connu certains des chanteurs qui devinrent les piliers de mon deuxième ensemble vocal, Les Voix mêlées, fondé en 1997.
    Des années plus tard je suis devenu formateur à l’Ariam. J’y ai enseigné le piano pour les chefs de chœur ainsi que la direction de chœur en tant qu’assistant de chefs très prestigieux, notamment le grand Michel Marc Gervais que l’Ariam faisait venir de l’université de Santa-Barbara-Californie. C’était une chance inestimable pour de jeunes chefs français d’avoir l’occasion d’apprendre à ses côtés.
    Grâce à l’Ariam j’ai rencontré dans des stages et diverses formations des personnalités de premier plan dans l’univers du chant choral en France. Je pense entre autres à Marie-Claire Cottin, Didier Bouture et Geoffroy Jourdain. Et d’autres aussi : chefs de choeur, compositeurs, pianistes, chanteurs… Et par ricochet beaucoup d’autres encore !
    Au total 25 années à « côtoyer » l’Ariam par amour du chant choral et du chant tout court… jusqu’en 2016 où j’assistai à Vincennes aux masterclasses de chant de Ronald Kleekamp, des Pays-Bas.
    Enfin, je me suis fait grâce à l’Ariam quelques amis très fidèles.
    Merci pour tout ! <3

  4. C’est avec beaucoup de stupeur ,d’incompréhension et d’indignation que j’apprends la suppression de l’Ariam Ile de France. Cette structure est ,par la qualité de ses actions et de son personnel, une composante incontournable, indispensable et essentielle en ce qui concerne la vie musicale et artistique de notre région et de notre pays , tant auprès des professionnels que du monde amateur. Bien au delà , la disparition de l’Ariam serait une atteinte grave aux valeurs de culture, d’humanité , de tolérance qui fondent notre république et notre démocratie. J’espère que ceux qui ont pris cette décision auront la sagesse de l’annuler.

    • Vous avez très bien décrit l’Ariam et la situation. Je leur dois tellement! C’est juste scandaleux, inadmissible, intolérable, en manque de respect total pour nous professeurs, pour l’énorme travail de qualité fourni par les personnes de l’ARIAM et les intervenants, pour la profession, pour nos élèves et pour l’avenir!!!

  5. Nous sommes navrés de voir un si bel instrument cassé alors que les facteurs sont devenu si rares.
    Très amicalement
    Jean-Didier Tiberghien et Thierry Vautrin

  6. J’ai appris, en suivant une formation à ARIAM vendredi, cette nouvelle incroyable! L’ARIAM est pour moi un partenaire indispensable à notre évolution tout au long de notre carrière d’enseignant. Je tiens à témoigner de la qualité remarquable de toutes les formations que j’ai suivies depuis tant d’années.L’équipe de l’ARIAM met en place une offre très riche et sait choisir des formateurs très compétents et humains. Son organisation est parfaitement rodée. C’est aussi un lieu de rencontre entre collègues de toute la région. Supprimer l’ARIAM sera lourd de conséquences pour notre profession et cela m’inquiète. Un grand merci à toute l’équipe de l’ARIAM pour son accompagnement pendant toutes ces années ! J’espère que la Région Ile de France va revenir sur sa décision.

  7. J’apprends avec stupéfaction la suppression pure et simple de l’ARIAM, par le Conseil Régional d’Ile de France. Ancien directeur des Conservatoires Régionaux de Clermont-Ferrand, Tours et Aix en Provence, j’ai collaboré plusieurs fois ces dernières années avec l’ARIAM et j’ai pu apprécier à la fois la grande qualité de tous les membres de cette structure, quelle que soit leur fonction à l’intérieur, et l’impact très important de l’ARIAM sur la vie culturelle de la région. Les stages auxquels j’ai participé en tant que formateur avaient tous une grande importance pour ceux qui les suivaient et se préparaient à un engagement pérenne dans la l’enseignement de la musique et la plupart de ces stagiaires ont d’ailleurs réussi ensuite les concours qu’ils avaient préparé avec l’aide de l’ARIAM. J’espère vivement que la Région Ile de France se rendra compte très rapidement de son erreur et reviendra sur sa décision de suppression.


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