13 janvier 2017 ~ 188 Commentaires

Communiqué des salarié-e-s de l’Ariam Ile-de-France

 

Nous avons la profonde tristesse de vous annoncer la suppression définitive de l’Ariam Ile-de-France et de ses activités. Cette décision nous a été évoquée le mardi 3 janvier 2017 puis confirmée oralement le 5 janvier, par Madame Agnès Evren, Vice-présidente chargée de l’éducation et de la culture au Conseil régional d’Ile-de-France — dont nous sommes un organisme culturel associé.

Ni l’Ariam, ni nos autres partenaires institutionnels, en particulier la DRAC Ile-de-France, n’ont été informés des menaces de liquidation qui pesaient sur notre structure. Cette annonce stupéfiante donne un coup d’arrêt brutal à un projet fort de 41 ans d’évolution et de réussites dans le domaine de l’enseignement, de l’éducation et des pratiques artistiques et culturelles.

Par l’ensemble de ses rencontres et formations, l’Ariam était devenue le lieu unique de convergence de tous les professionnels et de valorisation de toutes les innovations pédagogiques, de toutes les esthétiques favorisant le développement des pratiques artistiques pour le plus grand nombre de Franciliens.

Notre présence aux côtés des acteurs territoriaux permettait l’évolution des politiques culturelles. C’est la fin d’un travail au service des élus, présidents d’associations, directeurs de structures, enseignants, animateurs.

L’Ariam était, de plus, extrêmement investie dans la sécurisation des parcours professionnels des artistes et des pédagogues (conseils individuels, accompagnement et formation des candidats à la VAE, préparation aux concours de la fonction publique territoriale).

Les professionnels de toute l’Ile-de-France qui pouvaient partager, valoriser et faire circuler leurs expériences et réussites sur leurs territoires n’auront plus de lieu de référence et de ressources.

Animée par les valeurs et les missions de service public, l’Ariam avait toujours poursuivi l’ensemble de ces objectifs dans une totale neutralité politique. Sa gestion saine a été attestée par plusieurs audits. Nous pensions légitimement avoir les moyens de continuer à accompagner les collectivités territoriales, les professionnels, les structures et les réseaux qui sont engagés pour que l’art occupe une place fondamentale dans le développement de la société et de l’individu.

Aujourd’hui l’exécutif régional a décidé, d’un trait de plume, qu’il n’y aura plus d’Ariam en Ile-de-France.

À vous, publics et partenaires, souffle de l’Ariam, nous avons tant aimé vous recevoir lors de nos actions, partageant généreusement vos expériences artistiques et pédagogiques. Nous nous sommes constamment nourris de la qualité de nos échanges professionnels et sommes profondément reconnaissants de la confiance que vous nous avez accordée.

188 Réponses à “Communiqué des salarié-e-s de l’Ariam Ile-de-France”

  1. Quelle tristesse !

  2. GEORGES GUILLAUME 16 janvier 2017 à 17 h 14 min

    Profonde tristesse. Toutes les évolutions que nous avons pu mener pour enrichir nos enseignements et nos pratiques aux côtés des publics l’ont été de près ou de loin grâce à l’ARIAM: « musique à l’encre fraiche » « eveil indifférencié musique et danse » « o passo » « percussions corporelles » « batacuda » « le projet d’établissement » par exemple pour ce qui concerne l’équipe dont je fais partie…La simple lecture du programme ARIAM ouvrait chaque saisons de nouveaux horizons. Qui demain pour impulser et accompagner l’innovation, la formation pédagogique et artistique des équipes?
    Ne laissons pas faire…

  3. Avant tout je pense aux femmes et aux hommes qui ont fait le succès de cette si belle structure avec un engagement sans faille pour un véritable service public de qualité…Ensuite je pense à la violence des actes. On attend aussi des politiques qu’ils nous montrent l’exemple à suivre. Et là je ne suis pas, tant dans le fond que dans la forme.

  4. Gautheron Véronique 16 janvier 2017 à 14 h 58 min

    Supprimer l’Ariam sans transférer ses missions est inconcevable.
    Nous avons besoin de l’Ariam pour nous former,pour nous qualifier, pour nous rencontrer, pour évoluer et pour nous motiver!

  5. Véronique Grelot 16 janvier 2017 à 14 h 52 min

    Incroyable, j’ai d’abord cru à un spam!!!
    Que dire devant cette décision, rien est joué, on va se battre jusqu’au bout.
    Car depuis plus de vingt ans que nous(les professeurs de petite structure) nous nous ressourçons aux rencontres, stages de l’Ariam,avec le plus grand plaisir,où trouverons nous ce lieu en IDF, de réflexions, éruditions, d’échanges de notre métier?
    Non l’ARIAM ne va pas disparaître ce n’est pas possible!

  6. Quelle honte ! La preuve par l’absurde de la réelle efficacité de la droite contre l’action publique. Tout mon soutien à toute l’équipe. Il est encore temps de se ressaisir en vue de la présidentielle qui nous annonce 500 000 emplois en moins et après…?

  7. Annonce d’une violence inouïe,pour les salariés de l’ARIAM, les usagers, professeurs, formateurs que nous sommes.
    L’ARIAM est indispensable, se former, s’informer, est le ferment de nos métiers, de nos missions .
    La qualité et la compétence de tous les acteurs de l’ARIAM, leur travail , leur implication, leur questionnement permanent , est vital .
    Ne lâchons rien !

  8. Je suis comme tous choquée, triste, en colère. C’est dans une réunion des professeurs de chant en Ile de France, organisée par l’Ariam, que j’ai entendu parler le l’AFPC, Association Française des Professeurs de Chant? Cette rencontre a changé ma vie. D’ailleurs, c’est le mot qui pour moi définie le mieux les divers missions de l’Ariam: la rencontre. La rencontre des personnes, d’esthétiques, de démarches pédagogiques, de structures franciliennes, de pédagogues…Je ne pourrais jamais remercier assez l’Ariam. Bernadette, Alain, Denis, Jean-Claire, Arnaud, David, Florence et tous les autres: j’espère que nos témoignages adoucissent un peu la violence de cette couperet! We love you, Ariam! And we will fight for you!!!

  9. Merci à L’ARIAM qui avec son pool d’instrument m’a permis d’avoir accès à des clavecins à un tarif abordable pour organiser des concerts avec des ensembles amateurs ou en tant que jeune étudiant.

    Merci à l’ARIAM qui m’a permis plus tard de faire des formations professionnelles en tant que enseignant de la filière culturelle quand de la cadre d’une formation obligatoire (titularisation) le CNFPT étant incapable de proposer des formations adaptées. Heureusement l’ARIAM était là.

    Honte aux élites politiques, qui pour des raisons idéologiques, préfèrent tout casser sans rien proposer en remplacement en un rien de temps quand il faut des années pour construire quelque chose sur la durée.

    Honte aux élites politiques, qui ne savent pas écouter et travailler avec les acteurs de terrain.

    Honte aux élites politiques, qui sont bien contentes de profiter, pour leurs enfants, des classe musicales à horaires aménagés où interviennent des professeurs de musique qui ont pour la plupart entretenu leur formation grâce aux stages de l’ARIAM

  10. l’ ARIAM est un partenaire indispensable sur le terrain de l’éducation/ enseignement artistique: n’oublions pas le grand nombre de (future) citoyens touché par cette décision politique incompréhensible et violente. Le rayonnement des conservatoires, associations et artistes est large (interventions péri-/ scolaire) et symbole d’activité non-consumatrice.
    L ARIAM y joue un rôle indispensable en terme de conseil, formation continue et thinktank. Vous faites un travail merveilleux, MERCI, il faut que cela puisse continuer.

  11. Toutes les économies faites sur la culture sont des économies perdues. La France est vieille, la manière dont nous sommes formés est archaïque dans l’ère du « tout virtuel ». Il ne nous restera que les formations privées hors de prix ou données par des individus crapuleux. Super !

  12. quelle folie,quelle absurdité!
    je suis Charlie
    je suis ARIAM

  13. La suppression de l’ARIAM Ile de France est un acte violent qui met en danger la culture , la pensée , la démocratie .
    Je n’arrive pas à réaliser et à croire que cette instance,dont nous avons tant besoin actuellement, va disparaître du paysage culturel.
    Ne baissons pas les bras, ne laissons pas faire.

  14. J’ai en la chance de participer à plusieurs formations proposées par l’ARIAM qui m’ont permis de rencontrer des artistes aux pratiques innovantes et d’élargir mon réseau professionnel. Ce renoncement de la Région n’est pas anodin et témoigne de sombres horizons pour notre République. La politique culturelle est un enjeux important pour former des citoyens « éclairés » aux larges horizons, ouverts sur le monde et créatifs….

  15. 4000 signatures en un week-end… des centaines de commentaires ici et sur le site de la pétition (https://www.change.org/p/madame-agn%C3%A8s-evren-pour-le-maintien-de-l-ariam-ile-de-france?source_location=minibar)
    C’est un début de résistance.. aucune consultation n’a été menée alors on s’exprime quand même.
    On aurait jeté une bombe sur nos carrières que cela m’aurait fait le même effet.
    Je suis atterrée.
    Mais cet attentat à la culture et à l’enseignement artistique profite à qui croyez-vous??
    Pouvons-nous contester?
    Caroline, musicienne intervenante.

  16. Je suis sidéré et atterré par cette décision.
    L’ARIAM IdF a été pour moi un des premiers organismes de formation que j’ai fréquenté lorsque j’ai débuté dans l’enseignement de la musique au début des années 1980. C’est un organisme de formation incontournable pour beaucoup de nos collègues en quête de ressources et de perfectionnement dans leur métier d’enseignant. Cette décision est plus que regrettable.

  17. je trouve cette décision incompréhensible. L’ARIAM représente l’intelligence de la culture, le partage de l’expérience, l’innovation en pédagogie… C’est un organisme dynamique qui ne cesse de proposer, de s’engager…
    Elle permet l’accès pour tous aux concours de la fonction publique territoriale et autres, elle permet aux professeurs de se former toute leur vie, elle permet aux associations qui le souhaitent de faire de la musique, elle permet à tous les langages musicaux de coexister, de partager, elle permet d’accéder à des savoirs, qui vont de l’improvisation non tonale, au jazz en passant par le classique, la MAO (voir la liste des formations proposées cette année)
    est-il possible de refuser l’accès à toute cette richesse humaine et de savoirs, à toute cette culture ?
    ce serait une perte pour tous nos élèves, pour nous-même pour notre société. Serait-il possible d’alerter le ministre de la culture ? serait-il possible de s’opposer à cela ?

  18. Claire Perrin-Ernoult 15 janvier 2017 à 11 h 57 min

    Quelle violence et quel gâchis ! C’est consternant …
    Quelle absurdité de rayer une structure comme l’ARIAM vitale pour l’accompagnement des enseignements et des pratiques artistiques. Plus que jamais, les acteurs de la culture ont besoin de cette structure ressources indispensable. Cette décision incompréhensible condamne injustement une équipe particulièrement compétente et passionnée. C’est une perte trop douloureuse pour le dynamisme de la région Ile-de-France.

  19. J’ai eu l’opportunité de faire de très nombreux stages organisés par l’ARIAM, grâce aux quels j’ai pu faire évoluer mon travail auprès des élèves et des chanteurs (je suis chef de chœur et prof de FM).
    J’y ai fait de grandes rencontres musicales, pédagogiques et humaines. Alors que nous sommes sensés continuer à nous former pendant toute notre carrière, l’ARIAM qui permettait de le faire, d’innover nos pédagogies tout au long de notre vie professionnelle va être supprimée! Comment continuer à nous former, alors qu’on nous supprime les formations?
    Ce qui m’attriste en plus c’est la destruction culturelle qui est en train de se faire en Ile de France: hier le festival d’Ile de France, aujourd’hui l’ARIAM qu’est ce que cela sera demain?

  20. Patrick Villanueva 15 janvier 2017 à 11 h 32 min

    Suppression de l’ARIAM. Ça fera trente ans cette année que j’ai obtenu le CA de jazz (la belle affaire !). Mais surtout trente ans de travail (plus en fait) pour faire entendre qu’on peut être musicien professionnel et avoir la joie de partager cette expérience avec nos congénères humains et musiciens de toutes générations. Trente ans d’incompréhension parfois, d’un engagement de musicien-enseignant assumé : artiste ou prof’ ? Je n’ai jamais choisi ; ce sont trente ans de renoncements aussi. L’ARIAM, qui vient d’être supprimée par le Conseil Régional d’Ile de France, et malgré les réserves que j’ai parfois pu émettre, était le seul organisme français qui reconnaissait ce statut hybride et fragile, en France tout au moins. Qu’on ne vienne pas me rebattre les oreilles avec la « modernisation », monstre géniteur de machines éducatives qui ne servent qu’à valoriser une pensée dogmatique de la culture, essentiellement axée sur la création, déconnectée de la réalité sociale de pratiques artistiques communes (pas médiocres) rendues misérables à force de poussées d’égos politiques, d’évènements extraordinaires coûteux, et dans le même temps de restrictions budgétaires sur le terrain. Il sera toujours trop tard, sauf peut-être dans les livres d’histoire, pour savoir qui parmi nous aura été véritablement le plus créatif. Tradition, singularité, partage, mettez ces mots dans l’ordre que vous voulez ; c’est ce que j’ai toujours trouvé auprès de ceux qui vivent et font vivre la musique jour après jour.

  21. Décidément nos mois de janvier sont bien noirs depuis quelques temps…..Cette année, l’Ariam est flinguée par Pécresse and co.
    A qui profite le crime?…
    Après réflexion et au bout de la réflexion, un peuple imbécile est bien plus facile à diriger qu’un peuple cultivé.
    Qu’on n’essaie pas de nous faire croire qu’il s’agit d’économie, qu’ils ne savent pas ce qu’ils font (!), qu’ils ignorent porter un coup terrible à la culture du pays.
    La culture c’est la vie. Ce sont des criminels.
    De tout coeur avec vous, gens de l’Ariam, merci d’être là. Je ne peux me résoudre à le dire au passé, j’ose espérer encore que « no pasaran! »
    Défilons avec des banderoles « nous sommes tous Ariam! »

  22. Plus d’Ariam… plus de festival d’Ile-de-France… ça me met en rogne, d’autant plus que Pécresse et ses sous-fifres ne semblent pas avoir la moindre idée de ce qu’ils vont créer à la place, ils cassent pour casser. Pécresse, Wauquiez ont les mêmes méthodes que j’ose qualifier de fascistes. Il prennent des décisions arbitraires sans concertation et sans réflexion aucune à part peut-être leurs prejugés et leurs intérêts personnels. Ce sont des manières de voyous. En tant que citoyenne, artiste lyrique et pédagogue ayant suivi plusieurs formations à l’Ariam, je me sens flouée par ces incompétents, j’aimerais en outre bien savoir combien de salariés de l’Ariam vont se retrouver au chômage quasiment du jour au lendemain… pétition signée.

  23. Etonné mais pas surpris qu’on en veuille actuellement à la peau de l’ARIAM, vestige des années 80-90
    Tout ce qui permet à chaque musicien enseignant de continuer à apprendre, de progresser et de changer aussi un peu soi-même n’a plus lieu d’être, n’intéresse plus les élus et l’administration culturelle actuelle.
    A quoi ça sert ? Autant que cet argent serve à faire du chiffre, à faire illusion !
    Ce qui n’est pas quantifiable mesurable n’intéresse pas ces nouveaux responsables .
    Alors que c’est justement cela qui m’a intéressé dans les formations : ces échanges uniques.
    Je me souviens des stages de jazz, de musique renaissance, d’arrangement pour orchestre, de Feldenkrais, de préparation au PEA et autres journées thématique, à chaque fois il y a eu une, des belles rencontres et aussi des pépites que j’ai ramenées « à la maison » et qui m’ont permis de poursuivre ce métier de musicien enseignant.
    Au boulot !

  24. Laurent Goossaert 14 janvier 2017 à 22 h 14 min

    L’ARIAM est, pour toute une profession, comme pour beaucoup d’usagers, un repère… Un repère… Très précisément ce dont beaucoup ont besoin… très précisément ce qu’il est nécessaire de consolider, d’encourager…

  25. Cette annonce est sidérante et incompréhensible. L’Ariam est réellement une référence, un acteur essentiel pour la culture en Ile-de France – et qui rayonne largement sur toute la France. C’est un organisme particulièrement fédérateur, riche et innovant. Nous autres artistes enseignants, nous tournons systématiquement vers lui pour nous former. L’Ariam nous permet d’évoluer dans nos métiers, de tisser de nombreux liens – et fait bien plus que ça. A l’heure où l’on nous explique sans cesse que nos métiers doivent évoluer, entre autres justement à cause des budgets, cette décision est d’autant plus un non-sens…
    Nous allons tout faire, dans la semaine qui nous reste, pour sauver l’Ariam. En tout cas je tiens à remercier chaleureusement, une fois de plus, toute l’équipe, qui est particulièrement remarquable et enthousias(man)te. Une exception à mes yeux et aux yeux de beaucoup d’enseignants artistiques, croyez-le bien. De tout coeur avec vous.

  26. J’ai peu suivi de formation mais les rares fois furent utiles et très professionnelles.
    La destruction de la culture continue, résistons

  27. C’est une très mauvaise nouvelle. J’aimerais savoir les raisons pour lesquelles cette mesure a été prise.

    J’ai signé la pétition et vous avez mon soutien aussi pour toute autre démarche que vous croyez pertinente.

    Sebastián,
    Cologne, Allemagne,

  28. Si c »est la Région IDf qui supprime cet organisme très riche, ça augure du reste. Il faut bien payer les nouveaux bâtiments de la Région.

  29. C’est à peine croyable.
    Le pire est-il toujours certain?
    De la part de nos politiques, cela devient un peu trop coutumier.

    La méthode est violente, sans concertation, sans alerter en amont, c’est lamentable.
    Comment est-il encore possible, au 21ème siècle, d’être élu (à la région) par la population et de si peu la respecter le jour qui suit?
    Comment est-il possible d’avoir aussi peu de respect et de considération pour les hommes et femmes qui travaillent au sein de l’ARIAM.
    Madame, mesdames et messieurs les élus en responsabilité, vous brocardez la violence, les incivilités, la délinquance, mais vos méthodes ne valent pas mieux.
    A quand des caméras de surveillance dans vos bureaux pour que la population qui vous a portés puisse veiller au grain…
    Fait comme je dis, et pas comme je fais, ça n’a qu’un temps.

    Quant au fond de la décision prise, elle n’a pas de sens, sauf économique j’imagine (j’entends déjà les discours : « Nous avons arbitré de façon responsable pour garantir un équilibre budgétaire »…). Il s’agissait de couper une branche? Mais la branche n’avait rien de malade, bien au contraire!
    Une telle vitalité, une telle cohérence, une telle pertinence dans les parcours, dans les formations, dans les expertises proposées par tout ce petit monde de l’ARIAM, pourquoi les assassiner?
    Et je ne parle pas de ces centaines d’enseignants, directeurs et autres intervenants que l’ARIAM continue de former jusqu’à ce jour. Car le coeur de l’action de l’ARIAM est incontestable : les formations proposées, la qualité des intervenants, on ne les trouve nulle part ailleurs pour les enseignants, intervenants, personnels et directeurs d’établissements d’enseignement artistique, le public des formations est toujours au rendez-vous.
    Incohérence.

    Il y a façon et façon. Si l’argument était économique, une solution ne pouvait-elle être trouvée en cas de difficultés? Mobiliser les acteurs culturels tous azimuts?

    Si une action se profile, mesdames et messieurs de l’ARIAM, faites appel, vous allez être très soutenus !

    Colère!

    Laurent

  30. Oh mi god !
    All our support,
    Barack and Michelle.

  31. Je suis atterrée par la nouvelle, très touchée pour l’équipe dont la nouvelle doit être d’une extrême violence et très déçue car les formations organisées étaient remarquables.

  32. Je suis très attristé par cette nouvelle incompréhensible et par les conséquences humaines pour toute l’équipe qui y travaillait.

    Nous allons sans doute vers une suppression de toute les structures non bankable qui mènent des actions de fond comme l’ARIAM.

    La création d’un ministère de l’entertaitment? le rêve de beaucoup de politiciens.

  33. Consternation ! Sidération ! Les mots qu’on peut lire dans tous les messages sont explicites. L’ARIAM a été pendant toutes ces années le lieu de référence d’une pensée de l’enseignement artistique, d’une vision large, très souvent novatrice, qui proposait des pistes passionnantes. Pour avoir été tour à tour stagiaire et « encadrant » jai mesuré l’implication de tous dans le projet, et la volonté clairement HUMANISTE, au sens le plus noble, de participer à l’enrichissement d’un public le plus large possible. Mais quel est donc ce monde que nous préparent ces « élites » qui n’ont d’autres modes de pensée que comptables ? Car j’imagine que c’est de cela qu’il s’agit? Le phénomène Trump n’est pas un cas isolé, nous le découvrons hélas jour après jour. Quand la seule logique qui vaille est celle du marché, du profit et de la finance, c’est ce type de décision qui s’impose. Tout cela est finalement très cohérent, et totalement terrorisant.

  34. Jean-François BOUKOBZA 14 janvier 2017 à 10 h 51 min

    La fermeture de l’Ariam Ile-de-France est lamentable sur le fond et pitoyable sur la forme.

  35. Gastine-Fischer Sophie 14 janvier 2017 à 10 h 38 min

    Incroyable, après le Festival d’île de france, l’ARIAM!!
    A qui le tour ?
    L’ARIAM est un lieu source et de ressources, y compris pour les salles de spectacle. Le dispositif de mise à disposition d’instruments permet beaucoup de liberté.
    Face à la brutalité de ces « gens », leur absence totale de concertation, leur indécence, nous sommes prêts, en tous cas, pour les actions chocs !

  36. Stupéfaction…
    Comment est-il possible que « nos » élus ignorent à ce point-là non seulement la spécificité de nos métiers d’enseignants artistiques et les bonnes manières ? Comment peut-on supprimer aussi rapidement / légèrement un organisme si professionnel, emblématique pour tous nos métiers ? Comment est-il possible que le ministère de la Culture ne réagisse pas ?
    Dans le Nord, nous avions Domaine Musiques aujourd’hui disparu, et qui nous manque cruellement. L’Ariam c’est un lieu ressource-phare pour nos professions. La qualité des formations proposées, les rencontres professionnelles, les tables-rondes en font une institution qu’il est impossible de supprimer ! Nous cotisons à la formation professionnelle mais à quoi bon si nous ne pouvons plus bénéficier de formations adaptées et pointues ?!!
    il est à espérer que la mobilisation via la pétition sera exceptionnelle et fera revenir les élus sur leur décision.

  37. Choix politique inique, aux conséquences désastreuses à de nombreux points de vue.

    Décision dramatique certainement voulue et pensée pour éviter la pensée justement, et l’épanouissement en règle générale.

    La France de demain porte des couleurs bien tristes. Courage à vous, équipe de l’Ariam qui en êtes les premiers touchés de plein fouet.

  38. L’ARIAM est – et doit continuer à être – la bougie qui éclaire toutes les pédagogies, les rencontres, les formations, les préparations, l’artistique que la région Ile de France voudrait souffler !
    S’il savait ce que l’ARIAM a permis dans les champs des possibles aux enseignants et aux conservatoires d’Ile de France (et pas que !). Au nom de quelle posture et de quelle vision, le politique a pu entrevoir qu’il suffisait de souffler cette bougie.
    Quand l’absurde croise le comptable, l’état d’âme n’a plus de prise! Il faut agir.

  39. MERLET Ann Dominique 14 janvier 2017 à 10 h 01 min

    J’ai également cru à un canular, mais nous ne sommes pas le 1er avril !
    Les économies sont toujours à faire pour les mêmes…

    • Il faut espérer que des plates-formes, telles Change.org fonctionnent, les politiques, même s’ils n’en font pas forcément leur référence, les regardent et, très souvent, infléchissent quelque peu; Espérons qu’il puisse en être ainsi!

  40. La suppression de l’Ariam est un véritable scandale !
    Cet organisme à accompagné et guidé des milliers d’artistes, d’enseignants, d’acteurs culturels et territoriaux.
    Par son rayonnement, il a joué pleinement son rôle de centre ressource pour l’ensemble du territoire français, bien au-delà de la sphère francilienne.
    Il s’est engagé sans relâche pour accompagner et nourrir l’évolution des pratiques artistiques.
    Une décision honteuse qui fait écho à toutes celles que nous déplorons depuis des mois !
    Jusqu’où les politiques iront-ils pour anéantir la culture et la pensée ?

  41. Je suis sidérée!
    L’ARIAM propose des rencontres et des formations à des artistes/professeurs désirant continuer d’évoluer à une époque où tout bouge à tout allure, à une vitesse haut débit.
    Nous avons la responsabilité de toute une jeunesse et devons être en permanence au fait de l’actualité musicale, artistique, technique, informatique….
    L’ARIAM nous aide à cela. Si nous lâchons prise, nous lâchons ces jeunes.
    Si l’on abandonne l’art, la culture, l’enseignement, il ne restera plus que la bêtise, le fanatisme et la peur du terrorisme à leur proposer. Bravo les politiques!
    C’est à désespérer d’eux qui prétendent s’occuper des jeunes!
    J’ai appris qu’une pétition circulait déjà depuis hier soir…

  42. Voilà une preuve de plus que la Droite, quand elle prend le pouvoir, casse très vite tout ce qui ne lui convient pas, et en premier tout ce qui relève de la Culture et de l’Éducation.
    Triste nouvelle, en vérité!

    • La droite ? Réveillez vous
      Nous sommes encore sous un gouvernement  » de gauche » Il paraît
      Mais je n’ai entendu chez aucun candidat de quelque couleur politique d’engagement sur la culure , musicale entre autre

  43. Mireille Durand-Gasselin 14 janvier 2017 à 9 h 37 min

    Merci à l’Ariam pour son offre de formation large et de qualité,
    depuis tant d’années ; merci aux organisateurs, formateurs, professeurs pour la diffusion d’un enseignement toujours ouvert à tous, amateurs comme professionnels. Pourquoi arrêter une si belle école d’ouverture et de culture ?

  44. Jean-Yves Malmasson 14 janvier 2017 à 9 h 17 min

    Après la liquidation du Festival d’Île-de-France, voilà qu’on abat encore une structure artistique et culturelle essentielle, probablement pour de basses raisons comptables.
    Honte à Mme Pécresse et à son administration pour ce travail de sape des arts et de la culture dans notre région. C’est sûr, les gens qui ont pris cette décision inique doivent considérer que les arts et les artistes, ça coûte cher, c’est « élitiste » et ça ne sert à rien.
    Le sentiment de beaucoup d’entre nous, artistes, enseignants, mêle colère et écœurement devant un tel gâchis. Quand la bêtise et l’inculture sont au pouvoir, ça fait des dégâts.

  45. Jacqueline Maydat 14 janvier 2017 à 8 h 37 min

    C’est un triste signal que nous envoie la région en supprimant violemment l’ARIAM. C’est sans doute grâce à cet organisme que j’ai vécu les expériences de choriste amateur les plus riches et les plus enrichissantes (participation au Festival d’Ile de France, rencontres et stages avec des chefs de choeurs et des compositeurs. Le tout avec un souci d’excellence et d’ouverture à tous …Qui peut se permettre de sabrer les outils culturels si patiemment élaborés ? Et surtout pourquoi ? Et qui va s’en soucier désormais ?

  46. Je me frotte les yeux, mon esprit refuse de croire ce que je lis là, se demandant si j’hallucine mais bien évidemment non. Je suis sidérée. Cette décision incroyable balaie un travail de fond de plusieurs décennies mené par l’équipe de l’Ariam, extrêmement compétente et en questionnement permanent. En tant que centre de ressources et de formation, votre existence est essentielle, vitale pour tous les acteurs de l’art, de la culture et de l’enseignement. Vous apportez tant de propositions de formation riches, qui concernent et touchent tant d’acteurs.trices de l’art et de l’enseignement ! Oui, nous sommes loin des positions courageuses et engagées de Marcel Landowski, Maurice Fleuret, Guy Erisman… En poursuivant leur projet de nivellement par le bas, nos politiques, économistes et medias font un grand mal à l’humain et à la société. Quelle rage ! Vous avez tout mon soutien.

  47. Quelle tristesse, quel gâchis, quelle honte… Faut-il prendre acte sans se battre, sans faire entendre le chœur de milliers et milliers de voix formées (libérées, grandies, accompagnées, soutenues, enrichies, découvertes, émues…) par l’Ariam? Peut-on vraiment rayer ainsi sans débat et sans discussion un outil de qualité et son équipe, ses projets, et plus de 40 ans de realisations? Je ne peux pas, je ne veux pas le croire!

  48. Comment peuvent-ils prendre une décision aussi grave sans signes avant coureurs ?
    Sans avis, sans réflexion, sans prévenir…
    L’Ariam est un centre névralgique artistique important si ce n’est essentiel…
    Comment faire pour témoigner notre refus de cette décision arbitraire et soutenir le maintien de cette institution ?

  49. Il est navrant de constater une fois de plus que plus les territoires s’agrandissent, plus les politiques menées enferment.
     » L’immobilisme en marche » est une période lointaine et nous en sommes maintenant au « rétrograde en mouvement. »
    Je salue l’ARIAM qui, toutes ces années, a su faire avancer la réflexion dans nos métiers de transmission de la culture, et a été un partenaire essentiel de la vie de nos structures.
    Vraiment dommage et surtout dommageable.
    Je remercie toute l’équipe et souhaite à tous des jours meilleurs.

    • Si nous prenons pour unité le « Tapie_2008″ (400 000 000€)
      La subvention ARIAM IDF 408 000€ représente 1/1000ème de « Tapie_2008″.
      Pourquoi un tel choix de la Région?
      Venant quelques années après la suppression nationale de la formation des enseignants, cette décision est dans son droit fil!
      Apparemment budgétaire, elle est éminemment politique: rien n’est plus important aujourd’hui que de réduire les espaces où peut se développer en liberté la formation de ceux qui diffuseront savoir, créativité, liberté, esprit critique… en dehors des volontés du saint marché!
      N’a-t-on pas entendu un président de la République affirmer que « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur (palais-du-latran le 21/12/2007) »!
      Quel besoin alors de former des éducateurs ? Artistiques ? Au delà des techniques qu’ils enseignent, ils servent des valeurs de tolérance, ils établissent des ponts entre les hommes, ils permettent que chacun puisse trouver une part de sa propre vérité et regarder le monde avec des yeux plus ouverts. Ils montrent donc des chemins en dehors de ceux désignés par le marché, ces chemins qui, depuis longtemps estimés superflus, sont désormais réputés nuisibles à la « vertueuse » société de la « dette publique » qu’il faudrait rembourser… (alors Tapie???)
      Quel espoir mettre dans une société qui construit des prisons et ferme des écoles, dans une société qui se réjouis à la vue des dividendes qui s’épanouissent sans jamais avouer que leur croissance provient largement du chômage qu’ils créent ?
      Les responsables de cette stupide décision n’ont peut être pas réalisé la nature de leur acte et ils diront qu’ils n’avaient pas d’intention malveillante, qu’ils n’étaient animés que par le souci de la « bonne gestion ». Ils sont peut être sincères, mais ça ne change ni l’effet ni les causes profondes de leur décision.

  50. J’ai d’abord cru à une fausse annonce tellement cela m’a paru énorme. Quel coup bas à la culture à l’échange d’idées et à l’intelligence.
    l’Ariam n’est pas seulement un organisme de formation mais un partenaire précieux de la mise en action de nos carrières. Les rencontres que j’ai pu y faire ont tissé pour une large part mon parcours professionnel.
    Ne laissons pas faire l’ignorance.


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