13 janvier 2017 ~ 175 Commentaires

Communiqué des salarié-e-s de l’Ariam Ile-de-France

 

Nous avons la profonde tristesse de vous annoncer la suppression définitive de l’Ariam Ile-de-France et de ses activités. Cette décision nous a été évoquée le mardi 3 janvier 2017 puis confirmée oralement le 5 janvier, par Madame Agnès Evren, Vice-présidente chargée de l’éducation et de la culture au Conseil régional d’Ile-de-France — dont nous sommes un organisme culturel associé.

Ni l’Ariam, ni nos autres partenaires institutionnels, en particulier la DRAC Ile-de-France, n’ont été informés des menaces de liquidation qui pesaient sur notre structure. Cette annonce stupéfiante donne un coup d’arrêt brutal à un projet fort de 41 ans d’évolution et de réussites dans le domaine de l’enseignement, de l’éducation et des pratiques artistiques et culturelles.

Par l’ensemble de ses rencontres et formations, l’Ariam était devenue le lieu unique de convergence de tous les professionnels et de valorisation de toutes les innovations pédagogiques, de toutes les esthétiques favorisant le développement des pratiques artistiques pour le plus grand nombre de Franciliens.

Notre présence aux côtés des acteurs territoriaux permettait l’évolution des politiques culturelles. C’est la fin d’un travail au service des élus, présidents d’associations, directeurs de structures, enseignants, animateurs.

L’Ariam était, de plus, extrêmement investie dans la sécurisation des parcours professionnels des artistes et des pédagogues (conseils individuels, accompagnement et formation des candidats à la VAE, préparation aux concours de la fonction publique territoriale).

Les professionnels de toute l’Ile-de-France qui pouvaient partager, valoriser et faire circuler leurs expériences et réussites sur leurs territoires n’auront plus de lieu de référence et de ressources.

Animée par les valeurs et les missions de service public, l’Ariam avait toujours poursuivi l’ensemble de ces objectifs dans une totale neutralité politique. Sa gestion saine a été attestée par plusieurs audits. Nous pensions légitimement avoir les moyens de continuer à accompagner les collectivités territoriales, les professionnels, les structures et les réseaux qui sont engagés pour que l’art occupe une place fondamentale dans le développement de la société et de l’individu.

Aujourd’hui l’exécutif régional a décidé, d’un trait de plume, qu’il n’y aura plus d’Ariam en Ile-de-France.

À vous, publics et partenaires, souffle de l’Ariam, nous avons tant aimé vous recevoir lors de nos actions, partageant généreusement vos expériences artistiques et pédagogiques. Nous nous sommes constamment nourris de la qualité de nos échanges professionnels et sommes profondément reconnaissants de la confiance que vous nous avez accordée.

175 Réponses à “Communiqué des salarié-e-s de l’Ariam Ile-de-France”

  1. Mon parcours professionnel a été ponctué de stages organisés par vos soins: chacun d’eux m’a enrichi et accompagné mon évolution. Soyez-en chaleureusement remerciés. Et maintenant : dites-nous de quelle manière il est possible de manifester son profond désaccord face à cette décision injuste et scandaleuse qui révèle beaucoup de mépris…

  2. Je n’arrive pas à le croire, L’ARIAM va disparaître ! Tout un pan de culture va s’écrouler. Le Centre d’art polyphonique puis l’ Ariam ont permis à des musiciens amateurs et professionnels de se former, de s’ouvrir à des esthétiques musicales, de réfléchir à la place de l’artiste et du musicien dans la société. Nous sommes nombreux à avoir bénéficié des stages, des rencontres. Avec Jean claude Briodin, Christiane Legrand, Pierrick Hardy, Thierry Peala, Laura Littardi, Isabelle Carpentier, Daniela Barda et beaucoup d’autres, nous avons pu transmettre le jazz vocal à tout un public dans le cadre de l’ARIAM. Je suis en colère et s’il y a une pétition et une prise de position à prendre, j’y participerai.
    Pensées émues pour les salarié-es de l’ariam qui se retrouve du jour au lendemain au chômage.

  3. Bonjour à tous,
    après la suppression du festival d’Ile de France, la région supprime l’Ariam !
    Comment peut-on prendre une telle décision après le constat de tant d’années de travail, pas à pas, pour former les enseignants, les élus, les directeurs des affaires culturelles et autres partenaires de l’éducation artistique et culturelle.
    Je m’associe à tous les témoignages pour répondre à cette injustice et cette violence à l’égard de cette structure et de toutes les personnes qui y travaillent, qui défendent depuis longtemps leurs convictions pour l’évolution vivante de la pédagogie artistique.

  4. Cette décision unilatérale me consterne et m’attriste profondément.

    Une pensée sincère pour le personnel de l’ARIAM, toujours à l’écoute et qui a su m’accompagner comme tant d’autres avec bienveillance et pertinence dans mon évolution professionnelle.

    Un grand merci à toute l’équipe et bon courage pour la suite. Je reste disponible pour tout mouvement ou action de soutien.

  5. Je suis profondément choqué! Et en colère surtout! D’un coup de baguette on enlève tout une richesse d’expérience à partager avec d’autres artistes, les possibilités sont déjà tellement rares de se former en dehors de conservatoires qui eux aussi se voient coupés leurs budgets. On va droit dans le mur avec toutes ces mesures anti-culture. Protestons! Où est passé le sens révolutionnaire? On ne peut pas se laisser faire plus longtemps comme cela!

  6. Deux mots : service public !

  7. berrette Jean michel 13 janvier 2017 à 17 h 16 min

    Après le festival d’île de france voici que l’ARIAM est à son tour balayée d’un trait de plume sans qu’aucune concertation ne soit établie! la culture est bien malmenée et nous devons nous inquiéter pour l’avenir qui s’assombrit de jour en jour. Que de projets ont pu être menés avec ces 2 institutions qui ont permis d’établir des liens entre la pédagogie et l’ artistique. Comment peut on rayer aussi violemment tout ce travail construit depuis d’aussi longues années et qui a développé auprès des enseignants des artistes et des musiciens amateurs de diverss structures de nombreux projets, des formations et de nombreuses créations. Ces suppressions dénotent l’ignorance totale de toute cette histoire, et montrent malheureusement le peu d’intérêt qui est porté à la culture. J’apporte mon soutien total à l’équipe de l’ARIAM.

    • COLERE!!!TRISTESSE!HONTE à NOS DIRIGEANTS!Nous bougeons ou quoi??Nous nous faisons entendre ou quoi??Nous resistons ou quoi??Ou nous aurons toutes les raisons de beaucoup pleurer dans cet avenir si angoissant!!!

  8. Je suis complètement sidéré par ce que je viens de lire.comment est ce possible?
    Dans une période ou l’on a tellement besoin de culture, d’écoute, d’espoir
    De beau!!!!
    Bravo la gauche
    Je suis en colère !!!!!
    Très en colère

    • C’est une décision de Valérie Pecresse (Présidente LR de la région ile-de-France) vous devriez donc dire : Merci la Droite plutôt que Bravo la Gauche !

    • Ce n’ est pas Bravo la gauche mais Bravo la droite !
      C’est méconnaitre Valérie Pécresse !
      c’est sidérant pour quelqu’un qui parle de culture ….

  9. Comme vous tous, je suis « sans voix » devant une pareille nouvelle !! Il s’agit bien, comme le dit Marie Delbecq, d’un « deuil pédagogique, artistique et humain » : pas un de nous qui n’ait été concerné, à un moment ou à un autre de son parcours, par la richesse de réflexions et de formations que l’ARIAM proposait. Et maintenant ?? Que pouvons-nous faire concrètement pour aller contre cette décision ?…et question subsidiaire : quand est-il prévu que l’ARIAM IDF cesse totalement ses activités ?

  10. Je sors d’une formation Ariam pour découvrir cette nouvelle effroyable !
    J’ai apprécié toutes les formations ou rencontres qui m’ont été d’un grande aide dans mon parcours professionnel.
    Espérons encore que cela ne soit pas possible !

  11. C’est SCANDALEUX!!! N’est-il pas possible de se battre, de protester… sous forme de pétitions ou autre… est-ce vraiment sans appel? Comme des centaines d’autres, j’ai bénéficié de vos formations et je vous dis MERCI pour votre compétence, votre accueil, vos propositions s’adaptant aux besoins de chaque époque. Vous nous avez permis de nous perfectionner et nous enrichir professionnellement avec rêve et passion et notre mission a été de les transmettre à d’autres… c’est une réelle mission de SERVICE PUBLIC. Etant à la retraite depuis peu, j’ai l’impression d’avoir vécu un « âge d’or » et les prochaines générations y ont autant droit, je dirais même que vu le contexte actuel, votre organisme est INDISPENSABLE. Je vous soutiens par la pensée et vous embrasse de tout coeur. Odile

  12. Je suis atterrée par ce que je lis.
    Décidément, nos politiques font des choix ignobles et marquent là leurs incompétences.
    On va en avoir pour quelques années, hélas, à subir leurs décisions d’indifférence.
    Vous avez toute mon amitié, bon courage à l’équipe.
    Si vous vous mobilisez pour quelques actions, je suis disponible pour vous soutenir.

  13. Florent Stroesser 13 janvier 2017 à 17 h 07 min

    Coup de tonnerre !!! Stupeur !!! Colère!!!
    Comment peut-on concevoir rayer purement et simplement de la carte une organisme tel que l’ARIAM ? Et de plus sans aucune explication, sans aucune concertation et d’une manière si abrupte qu’elle en est d’une violence incroyable, à l’égard de tous ceux qui oeuvrent depuis tant d’année au sein de cette structure avec passion et dévouement, mais aussi à l’égard de tous les acteurs culturels de l’Ile de France et bien au delà.
    Comment nos décideurs peuvent-ils concevoir, et ce depuis tellement d’années malheureusement (cf le démantelement progressif des ADDM, des Missions Voix et d’autres agences régionales), de supprimer des structures qui aujourd’hui plus que jamais répond aux enjeux fondamentaux de l’évolution de nos sociétés – et l’ARIAM en est (en était ???) l’exemple vivant:
    - création de liens
    - analyse et prospective
    - coopération et mise en oeuvre de processus basés sur l’intelligence collective
    - mutualisation des moyens humains et budgétaires
    - travail de réflexion approfondi,de recherche
    - médiation
    - moteur de la démocratisation de l’accès à la culture et aux pratiques artistiques
    - …
    la liste serait encore longue.
    C’est une attaque contre la culture au sens large mais bien au delà, c’est une attaque contre la démocratie.
    Il est impossible de laisser faire cela sans réagir !

  14. Sidération!!!!Dégout de cette politique régionale anti culture!!! Nous sommes à l’âge du rétrécissement du bulbe généralisé par une droite débile et qui profitera de nos ignorances ainsi que de la non information. Stop et qu’y faire?
    Y aurait – il une action engagée contre cet violence qui nous est faite?

  15. J’en reste sans voix… J’ai bénéficié de vos excellentes formations et nous parlions encore de la qualité de celles ci avec ma directrice … Les bras m en tombent…

  16. Catherine de Loeper 13 janvier 2017 à 17 h 00 min

    Bonsoir, j’ai eu la chance d’être sélectionnée et de pouvoir participer en tant qu’amateur à un « atelier d’expression vocale dans les musiques actuelles » de l’ARIAM en 2001-2002. Celui-ci s’est terminé par un concert.
    J’avais, auparavant, travaillé l’interprétation de chansons d’auteurs pendant une dizaine d’année dans un atelier chansons théâtralisées dans une Maison Pour Tous dans la ville où j’habite.
    Depuis, je n’ai pas cessé de chanter et d’entraîner des proches à chanter. J’ai monté récemment un petit groupe informel et nous nous produisons dans des concerts : le 21 juin 2016, nous avons été sélectionnés pour participer à la fête de la musique dans la ville où j’habite. Et nous sommes invités dans des concerts chez des particuliers.
    L’ARIAM a participé à cette dynamique, l’a encouragée, l’a soutenue. Chanter, faire de la musique ensemble, est un fort liant social. C’est quelque chose de fondamental dans notre société atomisée où les personnes sont solitaires. Il est fort dommage que l’État ne soutienne plus ce travail.
    Merci de tout cœur. Catherine de Loeper

  17. r.lemetre@orange.fr
    Stupéfaction la plus totale ! Je suis extrêmement attristé de cette nouvelle.Après avoir travaillé formé, collaboré créé innové pendant prés de 40 ans au sein de l’Ariam, tout s’effondre subitementcomme un château de cartes ! Le monde musical et professionnel est en deuil en deuil. RLemetre.

  18. Il ne restera bientôt rien du magnifique maillage culturel créé à l’initiative du merveilleux Marcel Landowski.
    La France devient un pays sous-développé au niveau culturel, elle l’était déjà au niveau économique. Il faudra beaucoup de temps pour tout reconstruire lorsque nos élus se rendront compte de ce qu’ils ont fait.
    Courage à toute l’équipe !

  19. Cristina Agosti-Gherban 13 janvier 2017 à 16 h 51 min

    ON reste sans voix! Ca fait partie du démantèlement des institutions culturelles instauré par la région. Et un coup dur pour la culture. L’ARIAM a toujours proposé des formations de qualité, accompagné les parcours des musiciens, avec un grand esprit d’ouverture. C’est par son biais que beaucoup de jeunes (et moins jeunes) ont eu la possibilité d’ouvrir leur esprit…Mais évidement, tout cela est très mal vu.
    IL faut absolument faire une ….ou plusieurs actions pour la défendre. On ne peut pas se contenter de acter la dissolution tout en disant que l’on est désolé.
    Réfléchissons ensemble.

  20. Clémence ferrari 13 janvier 2017 à 16 h 46 min

    C’est scandaleux !!!
    J’ai eu mon DE via la VAE grace à l’Ariam .
    Je comptais préparer avec vous le concours ASEA …
    Si il y a quelconque mouvement de contestation j’en serai .
    Merci pour tout et courage pour la suite …

  21. Tristesse et indignation face à cette annonce.
    Incompréhension… on ne détruit pas un tel phare surtout quand il en reste si peu et qu’il a été construit collectivement au fil des années par des mains expertes, engagées, généreuses et dévouées au service public.

    Empathie pour toute l’équipe et les usagers de l’Ariam abandonnés et prête à participer à une mobilisation.

  22. Je suis consterné par ces décisions complétement sans corrélation avec le terrain et surtout sans aucune explication et communication aux intéressés , jusqu’ou la Région va aller dans la destruction de la culture…
    Il faut mettre ces gens là! hors de nuire car à ce rythme il n’y aurai plus à la fin de leur mandat.

  23. Incrédule, agacée et dans la plus totale incompréhension!!! POURQUOI?
    J’ai participé à plusieurs formations et rencontres, toutes aussi intéressantes et de qualité les unes que les autres. Il n’y a rien d’équivalent vers quoi nous allons pouvoir nous tourner désormais.
    AFFLIGEANT!

  24. Je suis très inquiète
    Notre métier se désagrège
    J ai travaillé avec l »Ariam en temps que violoniste et ai collaboré à des projets musicaux d ‘envergure et de qualité .

  25. Cette nouvelle est affligeante pour la structure, les salariés, les bénéficiaires, … et pour toutes les personnes ou structures qui s’emploient à des missions d’intérêt général comme celles portées par l’ARIAM.
    Le processus de lapidation et le déni des actions et de leurs impacts sont révoltants !
    Mais que font/pensent mes citoyens ? Je suis atterré de leur approbation silencieuse et résiliée. puisse-t-elle se transformer en résilience …

  26. c’est avec tristesse que j’apprends votre disparition
    je tiens à témoigner que l’ARIAM m’a beaucoup apporté et m’a enrichie dans ma formation professionnelle
    elle répondait à nos attentes : richesse échange accompagnement dans notre métier une très bonne formation professionnelle.

  27. Marylou ABDELGHANI 13 janvier 2017 à 16 h 35 min

    Comme tout le monde ici je suis extrêmement déçue de cette nouvelle. L’ARIAM a bouleversé ma façon d’envisager l’enseignement. Chaque formation (et chaque formateur) a été une révélation. Merci infiniment pour tout.

  28. Comme tous, complètement abasourdie et scandalisée!!!

  29. bonjour à tous et toutes, je suis absolument atterrée de cette nouvelle. Quand je pense à tous les collègues directeurs, enseignants, musiciens-intervenants, D.A.C etc… que vous avez accompagné dans leur formation professionnelle, permanente ou dans les rencontres professionnelles, et en particulier ces dernières années où il nous faut absolument réinterroger la nature et les contenus de formation de nos publics, donc des acteurs de changement, cette disparition est un deuil pédagogique, artistique et humain sans précédent en ile de france. Qui d’autre que vous a pu réunir autour des mêmes tables tant de profils différents, qui n’avaient parfois en commun que d’accepter la confrontation d’idées et de réinterroger ses pratiques ? musiques actuelles, pratiques colelctives, pédagogies innovantes, technologie, enseignement et pratique du chant sous toutes les coutures, ééducation artistique et culturelle…. Sans l’ARIAM les conservatoires d’Ile de France ne seraient pas ce qu’ils sont devenus, mais la route est encore longue, nous avons besoin de vous !!! Nous devons nous mobiliser pour faire entendre cette voix

  30. C’est une honte !
    Je suis de tout cœur avec vous.
    Que faire ? Une pétition, des tracts, manifester, informer ? …
    je suis atterrée …

  31. je suis totalement atterrés par cette nouvelle
    que peut-on faire à fin de nous faire entendre pour que cette décision stupide soit tout simplement renversé
    je reste à vos côtés et n’hésiterait pas À battre le pavé si cela vous semble utile et nécessaire

  32. Atterrée, profondément triste et en colère, voilà mon état d’esprit à la lecture de cette annonce.

    Je suis musicienne intervenante depuis 12 ans. Les derniers stages dont j’ai pu me nourrir, je les ai vécus grâce à l’Ariam. J’y ai rencontré des personnes d’horizons variés, que je n’aurais jamais pu rencontrer sans ces stages. Le « maître de stage » du dernier stage que j’ai vécu, l’a animé avec énormément de professionnalisme, de bienveillance et d’écoute, soucieux d’apporter aux stagiaires ce dont ils avaient besoin en partant de là où ils en étaient. N’habitant pas en région parisienne, c’est pourtant vers l’Ariam que je me suis tournée. Un vide, comme dit par plusieurs, va se créer si rien n’est fait.

    Je suis également inquiète. C’est un signe fort qui n’a rien d’anodin, venant de la part d’élus d’une région, que de « liquider » purement et simplement sans sommation, une référence en terme de formation de ses enseignants artistiques. Qu’est-ce à présager ?

    La violence de cette décision est, cela va sans dire, à souligner. Les personnes, dévouées, investies, curieuses, disponibles, qui ont oeuvré pendant plus de 40 ans à garantir une offre d’accueil et de formation très solide et épanouissante, ne reçoivent même pas la considération d’être informées de cette décision, étant mises devant le fait accompli. Je suis de tout coeur avec vous.

    Merci à vous, à toute votre équipe de votre action et comptez sur mon soutien.

  33. Ma première réaction: c’est une honte! Non seulement la majorité des politiques proposent n’importe quoi, mais si en plus ils se permettent de supprimer la culture dans la pratique, alors où va-ton? pas de débats, pas de concertations? L’Ariam est un formidable outil de formation pour tous les musiciens, historiquement il a remplacé le Centre d’Art Polyphonique de Paris (Haut lieu de la pratique vocale amateur) qui a permis de développer une grande partie des choeurs et des ensembles vocaux de notre pays. Qui va remplacer tout cela? On sait très bien que quand on supprime, il faut des dizaines d’année pour remplacer. Imaginons que des maires, des élus, peu enclins à la culture parce-que c’est un bouffe-budget ferment leurs écoles de musiques, de danse, de théâtre, d’Arts Plastiques, quel sera l’organisme qui remplacera ce manque? Où iront les enfants, à l’école? Ou peut-être à la guerre comme certains? La culture est le ferment d’une société et le garant d’un équilibre. Quand je pense que on les nomment nos élites!!! Honte à eux, oui…

  34. C’est un rude coup pour le métier qui n’avait vraiment pas besoin de cela..
    L’ARIAM n’est pas remplaçable, comme lieu d’échange, de réflexion, de formation, de partage, de polémique fructueuse.
    A la place ne restera qu’un grand vide car qui ou quoi pour s’y substituer?
    Un grand bravo et mille remerciements à toute l’équipe, et bon courage à tous.

  35. Je suis atterré !

    Grace à l’ARIAM et l’ensemble de ses salariés aux très grandes compétences, j’ai appris tant de choses et rencontrés tant de personnes !

    J’ai pu faire évoluer mes savoirs-faires et mes réflexions sur l’enseignement artistique. J’ai rencontré des formateurs exigeants et bienveillants.

    Grace à l’ARIAM, j’ai réussi à valider mon expérience, obtenus un diplôme, réussis des examens et des recrutements !

    Une pensée émus et mille remerciements à Denis, Bernadette, Alain, Jean-Claire, David, Julien, Jean-louis, Anahi, Judith, Francois, Christelle, Nadège et tous les autres …

  36. Sans voix…

    Comment rayer du paysage une institution telle que l’Ariam?
    Nous embrassons nos carrières d’artistes pédagogues remplis de nos années passées au Cefedem, CFMI…avec dynamisme, ressources, envie de transmettre, le temps passant nous avons toujours soif, faim d’apprendre, de nous perfectionner, de découvrir, d’échanger sur nos pratiques, de rencontrer, de se remettre en question…

    l’Ariam permettait tout cela, avec énormément de bienveillance, de professionnalisme, d’écoute…

    Tout mon soutient à l’équipe, on ne manquera pas de s’organiser pour être à vos côtés le moment venu!!! Promis!!!

  37. Que ces politiques qui s’occupent soit disant de la culture n’ait jamais eu la curiosité de faire un stage ARIAM pour savoir de quoi on parle, est bien dommageable! Comment peut-on faire fi de cette mine de compétences, de tout ce personnel spécialisé qui y travaille au service de la culture, de l’enseignement, de l’Art, de la Vie, quoi!
    Pauvres politiques…Et pauvres de nous…
    Mobilisation!! Ne les laissons pas faire!

  38. isabelle loiseleux 13 janvier 2017 à 16 h 04 min

    Sidération, tristesse, colère!!
    Comme tant d’autres je me demande ce que je peux faire contre cette décision inique.
    Dites-le moi, dites-le nous svp!!!!
    Et courage à vous tous.

    Isabelle

  39. Mon intervention sera politique. Dans le texte d’annonce de suppression de l’ARIAM, vous n’avez à mon avis pas eu raison d’écrire: » ..Animée par les valeurs et les missions de service public, l’Ariam avait toujours poursuivi l’ensemble de ces objectifs dans une totale neutralité politique… » Si en fait de neutralité, il s’agit d’exprimer l’idée que vous ne vous êtes jamais prononcés sur tel ou tel candidat ou parti au pouvoir, alors je suis d’accord, mais si l’ARIAM a été animée par les valeurs et les missions du service public, ce n’est pas neutre politiquement. Ces valeurs et ces missions sont précisément celles qui sont attaquées, avec l’aide de l’Union Européenne, par tous les gouvernements depuis longtemps, et sans remonter trop loin, particulièrement par ceux de monsieur Hollande et de monsieur Sarkozy. C’est avec ces politiques misérables que les services publics, les hôpitaux, la sécurité sociale, l’éducation nationale, la poste, sont sans cesse affaiblis et promis à la privatisation, panacée universelle (qui on le voit nous conduit à la catastrophe)pour tous nos dirigeants.
    je ne connais pas les tenants et aboutissants pécuniers de l’ARIAM, mais je suppose ( je suis prêt à parier) que la question financière est au centre. Subvention de l’état ou des collectivités, au fond peu importe, désolé de contredire un peu G. ROY, la politique de la majorité régionale est sans nul doute un vrai désastre mais, sachant que les subventions de l’état aux collectivités territoriales ont drastiquement diminué, c’est bien au final la politique nationale qui prévaut ; il faut « passer sous les 3% de déficit » (on n’y sera d’ailleurs pas), alors la musique, la culture, pensez-donc!

    • C’est bien la décision de Valérie Pecresse (LR) de supprimer l’Ariam et cela n’a pas de rapport avec l’Etat ni avec les dotations d’Etat, car le budget Culture de la Région est en hausse et celui de l’Etat aussi d’ailleurs. Il s’agit bien d’une décision Politique, Pecresse pense que l’Ariam ne sert à rien.

  40. Mikolajczyk Christine 13 janvier 2017 à 16 h 04 min

    Stupéfaction ! Incroyable ! Comment peut on sacrifier un tel organisme qui répond de façon si constructive à tant de besoins pour les professionnels du secteur culturel . De tout cœur avec vous. Que peut on faire face à cette décision soudaine et apparemment sans appel ?

  41. Comme tous je n’arrive pas à y croire, sidéré, et je n’ai aucune envie de parler au passé, l’ARIAM est pour moi le lieu d’échange pédagogique le plus chaleureux, créatif et inspirant que je connaisse, autant au niveau de la direction, de l’équipe administrative, que celui de l’équipe pédagogique.
    On a toujours travaillé ensemble dans une atmosphère unique de symbiose fraternelle.
    Si cette décision est vraiment arrêtée, j’espère bien que le phoenix renaitra de ses cendres, et si il y a un moyen d’y contribuer, merci de me (nous) appeler pour y contribuer
    Avec toute mon amitié et ma reconnaissance
    Henri Tournier

  42. Quelle tristesse !!
    Vous étiez l’organisme qui proposait des formations très ciblées pour nous les enseignants en conservatoire. J’ai pu bénéficier de vos intervenants plus d’une fois, toujours avec un immense plaisir et beaucoup de reconnaissance pour les formateurs. Qui pourra vous remplacer ?
    Merci en tout cas pour toutes ces années à nos côtés.

  43. Jean-Baptiste PES 13 janvier 2017 à 15 h 56 min

    Je suis abasourdi par ce que je viens de lire. Quelle misère ! Quelle tristesse ! Nous savions que nous n’allions pas vers le beau mais là, franchement, c’est carrément du n’importe quoi !
    Ma première pensée va aux différentes personnes, salariées de cette structure, qui ont oeuvré depuis toutes ces années pour faire de l’ARIAM ce qu’elle est actuellement.
    Il n’y a pas d’équivalent au niveau de la formation professionnelle dans les différents secteurs de la vie culturelle !!!
    Quel visage veut-on donner à la culture en France ? Peut-être vaudrait-il mieux parler de défiguration…
    En tout cas, les procédés obscures par lesquels les choses sont actées font échos aux plus sombres pages de notre histoire culturelle et nous ne sommes pas loin d’une forme de terrorisme !
    Je m’associerai volontiers à une démarche de plus grande envergure si jamais cela pouvait laisser entrevoir un espoir de changement par rapport à cette décision incompréhensible.
    Mais là, chers ami(e)s artistes, enseignants et formateurs, il est clairement établi que nous n’avons même plus le droit d’espérer.

  44. Cette annonce est tellement violente que je reste sans voix!

  45. Attristée et scandalisée !
    Cette décision a été prise par qui ?Pour quelles raisons ?
    Et qu’est ce qui est prévu à la place ??

    Je suis de tout cœur avec l’équipe!

  46. C’est un cauchemar, on va se réveiller ? Sans tous les stages et formations que j’ai pu faire grâce à l’Ariam, je ne sais pas ou je serais ! Mon impulsivité et ma naïveté légendaire me forcent à croire que pétition et/ou actions diverses peuvent encore faire quelque chose ?

  47. de Nattes Valerie 13 janvier 2017 à 15 h 51 min

    Je suis sidérée . J ai pu faire de nombreuses formations passionnantes grâce à l Ariam. Rien que de pouvoir avoir le catalogue avec soi et de le consulter , même si on ne s’ inscrit pas forcément chaque année sur un stage précis, donne des idées , des pistes de réflexion . Peut-on faire qqchose ? Prévenez nous .

  48. Lamentable. Ainsi, on isole les enseignants artistiques, les acteurs culturels… pourquoi?
    Qui parmi nos élus veut autre chose que du rentable, du consommable? Heureusement, nous (les artistes et ceux qui les entourent) croyons encore que nous apportons quelque chose à la société, mais ce n’est visiblament pas compris par les décideurs. Grande tristesse.
    Bravo et merci pour tout le travail de l’Ariam. On risque de perdre aussi votre savoir-faire! C’était indispensable, ça l’est toujours, alors que faire…
    une enseignante artistique de la FPT, régulièrement formée par l’Ariam

  49. Comme tous, je suis sidérée par cette décision qui demande minimum une explication et devant laquelle nous ne pouvons pas ne pas réagir. Merci de me tenir au courant d’action auxquelles nous pourrions nous joindre d’une manière ou d’une autre.
    Aujourd’hui c’est vous, demain cela peut-être d’autres structures ou associations qui comme vous font un travail important pour que l’art et les pratiques artistique soient des piliers dans notre société.

  50. Tristesse… une partie non négligeable de ma formation personnelle, de ce qui m’a nourri dans mes réflexions et dans ma pratique professionnelles, ont été forgés dans le creuset de l’ARIAM, grâce aux rencontres et aux échanges qu’elle permettait, sans jamais distiller l’arrogance de « sachants ».
    Dans le nouveau paysage culturel qui semble se dessiner autour des enseignements artistiques et des pratiques en amateur, où tous les repères connus s’effondrent sans forcément apporter d’alternative stimulante, l’ARIAM était un des seuls lieux qui ne ressassait pas d’amertumes stériles, mais regardait courageusement vers l’avenir – et nous aidait à le faire dans nos propres structures.
    Je suis d’autant plus triste que je constate l’enthousiasme à peine dissimulé de certains, qui pensent tirer leur épingle du jeu autour des enjeux de la formation pré-professionnelle, nous renvoyant à coup de classes préparatoires directement en 1900, à l’époque des succursales du conservatoire de Paris. Il y avait sans doute mieux à faire que de donner un signal bienveillant supplémentaire à un conservatisme dont on nous dit d’une part qu’il n’est plus tenable, mais dont on renforce d’autre part la puissance par une restructuration des organisations surannée. Arracher le cep de vigne de l’ARIAM, et le remplacer par de belles machineries technocratiques et pyramidales, bien propres, lisses, aseptisées, et infatuées : est-ce une idée assumée ou un nouvel indicateur du manque de maitrise des sujets de société par nos « élites » ?
    Quels que soient les partis, on le voit bien : les débats restent toujours « primaires ». Nos publics, nos collègues, nos enfants et nos artistes méritent mieux que cette capitulation permanente, sans combat, sans fierté, sans courage.


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